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UN AIR DE VICTOIRE

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Copie du communiqué adressé au membres du CODERST (Comité Départemental des Risques Sanitaires et Technologiques) par l'Association de Défence des Intêrets de Nambsheim et Environs (ADINE, lien internet : http://adine.blog4ever.com).

" Mesdames et Messieurs les membres du CODERST,


La société Guy Dauphin Environnement (GDE) a déposé au mois de janvier 2007 une demande d’autorisation pour exploiter un site de broyage de déchets métalliques à Nambsheim.


Lors de l’enquête publique, de nombreux riverains on fait part de leurs inquiétudes et questions concernant ce projet. Un débat public avait été sollicité, accordé verbalement par le commissaire enquêteur devant une dizaine de témoins, avant que celui-ci ne se rétracte finalement quelques jours plus tard.

Des dizaines de remarques, craintes et interrogations sont restées sans réponse.

L’attitude désinvolte, voire méprisante, du promoteur du projet qui refusait de communiquer clairement à ce sujet, a conduit les habitants de Nambsheim à se constituer en association pour défendre leurs intérêts.


Convaincus que le dossier de présentation du projet par GDE minimisait les risques et nuisances d’une telle structure, des membres de l’ADINE se sont déplacés pour visiter des installations de broyage identiques à celle projetée à Nambsheim.


Ils y ont rencontré des responsables d’associations environnementales, des riverains, des élus locaux, et le constat est alarmant.

Du site de Rocquancourt, souvent présenté comme une vitrine du savoir faire de GDE, nous sommes revenus avec un cahier établi par une association locale relevant les incidents constatés par les riverains : fréquentes explosions plus ou moins violentes, odeurs, travail nocturne bruyant.

Sur le site de Salaise, nous avons observé des dégagements de fumées de différentes couleurs, des nuisances sonores, des semi remorques remplies de vieux pneumatiques qui déchargeaient leur cargaison.

Lors d’autres investigations, nous avons relevé au cours des dernières années sur des sites GDE de nombreux incendies avec des panaches de fumée visibles parfois à plusieurs kilomètres, dont certains ont mobilisé des dizaines de pompiers pendant plusieurs jours avant qu’ils n’en viennent à bout.


Enfin, lorsque nous interrogeons le promoteur sur le lien entre le groupe GDE (Guy Dauphin Environnement) et M. Claude DAUPHIN, mis en cause dans le trafic de déchets pétroliers ayant causé la mort d’une dizaine de personnes en Côte d’Ivoire l’année dernière, on nous répond que ce dernier n’est pas un dirigeant de GDE.

Avec cette réponse qui n’est autre qu’une pirouette destinée à cacher la vérité, on oublie tout simplement de nous indiquer que M. Claude DAUPHIN est indirectement le principal actionnaire de GDE, et donc la personne ayant tout pouvoir pour diriger ce groupe.

 


Le dossier GDE Nambsheim présenté ce jour en CODERST souffre de nombreuses zones d’ombre. L’étude d’impact est notoirement insuffisante, où est l’inventaire précis des espèces prévu par la loi. Le volet de l’étude d’impact ne peut être reçu ni sur la forme, ni sur le fond. 

M. le Commissaire Enquêteur a omis de critiquer, dans son rapport final, l’approximation ou l’absence de réponses du pétitionnaire en regard des lois encadrant les déchets, à savoir :

  • loi n° 75-663 du 15 juillet 1975 modifiée par la loi n° 92-646 du 13 juillet 1992 et la loi n° 95-101 du 2 février 95, par la loi n° 2004-809 du 13 août 2004, par l’ordonnance n° 2004-637 du 1 juillet 2004, et par la loi n° 2004-1343 du 9 décembre 2004, toutes encadrant le traitement des déchets et la mise en place des Plans Départementaux ou interdépartementaux de gestion des déchets ménagers et assimilés.


Les imprécisions concernant les exutoires à même de recevoir les déchets à savoir :

  • le manque de quantification des vides de trou des sites de traitement régionaux, et donc de leur capacité d’accueil,

  • le manque de contrats préliminaires concernant les 15 départements en question qui garantiraient le retour des déchets dans leur département d’origine,

  • la question du retour vers l’Allemagne et la Suisse de la part de refus de broyeur automobile issus des véhicules hors d’usage collectés dans ces pays,

 

Compte tenu de ces différents éléments, nous émettons les doutes les plus sérieux quant au bien fondé d’un tel projet qui ne répond, dans notre région, à aucun besoin actuel et futur en matière de traitement et de recyclage de déchets.

Il dégraderait définitivement la qualité de vie des habitants de Nambsheim, serait responsable d’une augmentation considérable du trafic poids-lourds sur nos routes, et compromettrait les efforts menés par tous pour réduire la production de déchets ultimes dans notre département.


Pour ces raisons, nous vous remercions de bien vouloir examiner avec la plus grande prudence la demande de la société GDE et d’accorder le plus vif intérêt à notre démarche, en refusant l’autorisation d’une telle implantation dans notre région.


Merci pour votre attention. "

 

***

Toujours extrait du site de l'ADINE, l'article intitulé :

Pas d'autorisation pour GDE

" Réuni le 5 juillet dans l'après-midi à la préfecture, le CODERST (conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques) a refusé le projet d'implantation de Guy Dauphin Environnement, à Nambsheim. Dehors, riverains et écologistes manifestaient.



« Arrêtons la pollution » - « Non au broyeur » - « L'Alsace n'est pas une poubelle »... Les banderoles ornent la grille de la préfecture. Souhait des manifestants : sensibiliser les membres du CODERST appelés à donner leur avis sur le projet d'installation de l'entreprise normande Guy Dauphin Environnement (GDE). L'ADINE (association de défense des intérêts de Nambsheim et environs), créée par Alain Bamberg, leur a remis une note exprimant les raisons de leurs inquiétudes. « Des dizaines de remarques, craintes et interrogations sont restées sans réponse », souligne-t-elle, convaincue que le dossier d'enquête publique « minimisait les risques et nuisances d'une telle structure ».
 Elle redoutait de voir s'établir ce spécialiste du broyage de sous-produits métalliques provenant de véhicules ou d'équipements ménagers qui veut s'installer en zone industrielle de Balgau-Heiteren-Nambsheim-Geiswasser.

« Viens chez moi, j'habite à la campagne »

 Une jeune femme s'est couvert le visage d'un masque à gaz et proclame sur un panneau « Viens chez moi, j'habite à la campagne ». Les habitants étaient entourés d'associations écologiques comme Alsace Nature ou une section du Bund Regionalverband. Il y avait des politiques aussi comme les membres des Verts Michel Knoerr et Jacques Muller.
 « Le gigantisme du projet ne rime à rien, déclare le premier. Il y a des incohérences économiques. Les camions chargés d'acheminer les déchets ne prendront pas les grands axes, mais passeront par les villages pour gagner des kilomètres. C'est du tourisme de déchets ! » D'après lui, l'industriel « sous-estime les sous-produits de traitement. Ce sont des dizaines de milliers de tonnes qui vont repartir on ne sait où ».
 Jacques Muller trouve que le projet « est très mal ficelé. De nombreuses questions restent en suspens. Il y aura une recrudescence du trafic poids lourds alors qu'on réfléchit par ailleurs à le diminuer ». Alain Bamberg renchérit encore. « L'aspect le moins bien étudié, ce sont la faune et la flore ».
Ça, c'était avant la décision du CODERST qui a rendu ses conclusions en soirée. Présidé par André Varcin, sous-préfet de Guebwiller, il a suivi les arguments de l'inspecteur des installations classées, chargé d'établir le rapport au vu des dossiers et notes de l'enquête publique. Il a entériné le «refus d'autorisation d'exploitation» proposé à l'ordre du jour. A présent, c'est au préfet du Haut-Rhin d'approuver ou non ce projet. Il est rare que son avis ne concorde pas avec celui du CODERST. "


source: DNA du 6 juillet 2007


 


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