S'identifier - Contact

La meilleure défense...



Archive : tous les articles


Nicolas Hulot, démissionnaire irresponsable

Par Olivier Tonneau (publié sur Médiapart)


L'auteur : Olivier Tonneau. Enseignant-chercheur à l'Université de Cambridge et membre de la France Insoumise. Cambridge - Royaume Uni.
Son blog Médiapart : Lettres d'un engagé à ses amis qu'il dérange

Reproduction de l'article avec son aimable autorisation


 

Nicolas Hulot, démissionnaire irresponsable

Par un incroyable tour de force, Nicolas Hulot, démissionnaire, parvient à imputer ses échecs à l'opposition et à la société tout entière plutôt qu'au gouvernement. Une faillite politique, intellectuelle et morale.


« Je souhaite que personne, personne ne fustige le gouvernement ». Nicolas Hulot, au moment même où il quitte le gouvernement, réussit le tour de force de le défendre, coupant ainsi l’herbe sous le pied de ceux qui voudraient en faire la critique. Il loue d’ailleurs « l’affection, la loyauté, la fidélité » dont ont fait preuve à son égard le premier ministre et le président de la république avant de demander : « au quotidien, qui j’ai eu pour me défendre ? » Il répond à sa propre question en accusant l’opposition qui n’a pas su « se hisser au dessus de la mêlée pour se rejoindre sur l'essentiel » et même la « société » qui n’est pas descendue dans la rue pour le soutenir. Incroyable retournement des rôles, qui repose sur un escamotage digne du fameux éléphant dans la pièce : contre qui l’opposition et la société étaient-ils censés défendre Nicolas Hulot, sinon contre ce gouvernement affectueux, loyal et fidèle ?

Défendre Nicolas Hulot, en quoi cela aurait-il dû consister, sinon faire en toutes occasions pression pour affermir les mesures de protection de l’environnement – en proposant l’inscription de la règle verte dans la constitution, en exigeant l’interdiction ferme et immédiate du glyphosate, en luttant pour l’interdiction de la pêche électrique, en combattant la réduction des aides à la reconversion des agriculteurs vers des modèles bio, en luttant aussi contre le démantèlement du rail et la privatisation des barrages ? C’est ce qu’a fait, tout au long des dix-huit mois qui viennent de s’écouler, la France Insoumise.

Je ne suis pas porte-parole de la France Insoumise et je n’y occupe aucune fonction officielle. Après en avoir été candidat aux législatives, je préfère me définir aujourd’hui comme un soutien extérieur plutôt que comme un membre du mouvement, pour des raisons que j’expliquerai peut-être une autre fois. Il n’en reste pas moins que nul ne peut dénier la persistance et la pugnacité avec laquelle ses militants et ses députés ont défendu la cause écologique à l’Assemblée et en-dehors. Qu’un mouvement politique ait à son programme la mise en oeuvre du scénario Negawatt pour la transition énergétique, voilà qui devrait séduire Nicolas Hulot. Pas du tout : il fait comme si aucune opposition politique écologiste n’existait.


C’est qu’il lui reproche son modus operandi : l’opposition devrait « s’élever au-dessus des querelles habituelles » pour défendre l’écologie. Galimatias qui ne signifie rien, mais qui trahit la limite de Nicolas Hulot, limite bien connue du reste : son apolitisme bien de son temps, qui refuse toute forme de conflit et s’imagine une société du consensus parvenant un jour, par la grâce de la « pédagogie », à une épiphanie collective. Il est effarant que Hulot lui-même, après avoir platement échoué à convaincre, n’en soit pas venu à comprendre qu’il fallait lutter, et reporte même la faute de ses échecs sur ceux qui luttent plutôt que de faire, comme lui, des homélies à des menteurs, des caresses à des voleurs.

Quant à cette société civile, comment Nicolas Hulot ose-t-il affirmer qu’elle lui a fait défaut ? C’était à lui, au contraire, de la soutenir et de la porter, ce qu’il n’a jamais fait. Le seul fait positif qu’il puisse mettre à son actif est l’annulation du projet de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes. Mais cette annulation elle-même n’a été décidée que par crainte d’un pourrissement du conflit ; à aucun moment les Zadistes n’ont été crédités de leur résistance, jamais il n’a été dit par Nicolas Hulot qu’ils avaient bien mérité de la biodiversité. Seule dans l’hémicycle la France Insoumise a déclaré que la société toute entière devait des remerciements à son avant-garde mobilisée.

Combien d’associations de lutte contre les pesticides, pour la reconnaissance des maladies qu’ils causent, auraient pu être reçues par le ministre ! Au moment même de sa démission, il aurait pu en prendre occasion pour les médiatiser et les valoriser. Rien de tout cela : Hulot les invisibilise au contraire pour excuser non seulement son échec, mais sa lamentable obstination à croire en un gouvernement qui s’est servi de lui comme alibi. Sans doute l’ex-ministre, qui pourtant déclare qu’il « ne veut plus se mentir », n’est-il pas prêt à s’avouer à quelle profondeur d’aveuglement il s’est laissé sombrer.

Ainsi vient le pire de son discours : la déclaration de culpabilité universelle - « nous sommes tous responsables », « chacun d’entre nous porte les contradictions de notre temps ». Refrain connu que celui de l’accusation vague, indéfinie, dont ne s’ensuivent que l’impuissance générale et le découragement. Tous responsables ? Non. Si la contradiction à résoudre est, comme le dit Hulot lui-même, celle d'un « modèle marchand » (les gens qui n’ont pas peur des mots diront « capitalisme ») et des impératifs écologiques, sont responsables au premier chef ceux qui perpétuent le modèle économique incriminé : le capital, le patronat, le gouvernement et les lobbies qui ont son oreille. Au deuxième rang se trouvent ceux qui sapent la résistance aux premiers en invisibilisant les opposants et en niant les alternatives. Nicolas Hulot est de ceux-là. Sa démission, loin de redorer son blason, y fait une sombre tâche : à la naïveté dont on pouvait, au mieux, le créditer, vient s’ajouter une persistance dans l’erreur qui relève de la lâcheté intellectuelle et constitue une trahison de la cause qu’il prétend défendre.


 


Mots-clés : , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Mardi 28/08/2018 • 0 commentaires  • Lu 180 fois • Version imprimable

Un article lumineux : "Quand le sage montre le climat, l’économiste regarde l’inflation"

Ou : Le silence caniculaire des économistes. Par Jean-Joseph Boillot


Une tribune publié dans Libération (le 8 août 2018) par Jean-Joseph Boillot, Conseiller économique au club du CEPII.

http://www.cepii.fr/ - Présentation de M. Jean-Joseph Boillot

"Jean-Joseph BOILLOT est Conseiller du Club du CEPII. Spécialiste des grandes économies émergentes dont l'Inde et la Chine, il a élargi son champs d'investigation à l'Afrique depuis son retour à Paris en 2006. [Il partage son temps entre ses NDR] conférences dans de nombreuses institutions [et dans le monde entier et dans son havre de paix dans l'Orne ou il affute ses connaissances naturalistes, là ou il rédige ses ouvrages ; son épouse Brigitte et lui ont créé un biotope extraordianire où ils pratiquent le jardinage biologique NDR] et intervient comme expert auprès d’un grand nombre d'institutions publiques et d’entreprises.

Il est co-Président du Euro-India Economic & Business Group (EIEBG), membre du comité éditorial d’Alternatives Economiques, de Confrontation Europe et Conseiller scientifique a l'ISEG.

Professeur Agrégé de Sciences Sociales et Docteur en Economie, il a été chercheur associé sur l’Inde au CEPII au cours des années 1980 avant de rejoindre le Ministère des Finances en 1990 comme Conseiller économique pour suivre les processus de transition dans les grandes zones émergentes du monde : Europe Centrale et Orientale, ex-URSS, Asie émergente au moment de la grande crise de 1997 et enfin New Delhi pour l’Asie du sud.

Inde Chine Asie Afrique Pays émergents Innovations
"



Reprise d'un texte original, pour partie paru dans Libération, avec l'aimable autorisation de son auteur.


Tribune

Quand le sage montre le climat, l’économiste regarde l’inflation

Par Jean-Joseph Boillot, Conseiller économique au club du CEPII

Alors qu’apporter une réponse économique à la crise climatique relève désormais de l’urgence absolue, les spécialistes persistent à se focaliser sur des indicateurs à la pertinence illusoire. Et les dirigeants se murent dans un « silence caniculaire ».


Le silence caniculaire des économistes


« On entend l’arbre qui tombe mais pas la forêt qui pousse. » Ce proverbe africain bien connu peut être rangé au musée. Désormais, la forêt tombe sous l’effet du changement climatique et ce sont les économistes qu’on n’entend pas. Alors que les climatologues retiennent de plus en plus sérieusement le troisième scénario mis sous le tapis de l’accord de Paris d’une augmentation de 3 à 4 °C de la température de la planète d’ici à 2025-2030, les économistes se sont plutôt passionnés en juin pour la montée à 2 % de l’inflation en Europe, ou pour le demi-point de croissance mondiale que pourrait coûter la guerre commerciale déclenchée par Trump. Puis ils sont partis en vacances comme le Président et son gouvernement dont le seul devoir d’été est de préparer les «grandes» réformes de la rentrée dont le plan pauvreté et la Constitution.

Comme si la grande tâche de l’heure n’était pas le bouleversement climatique en cours et de se lancer dans des réformes fondamentales. Par exemple, pour inverser nos émissions de gaz à effet de serre (GES) qui continuent d’augmenter ; ou encore pour reculer drastiquement le fameux «jour du dépassement» tristement fêté le 1er août pour la planète, mais bien silencieusement en France le 5 mai, jour d’épuisement de notre biocapacité annuelle.


Tant mieux si les prix augmentent

On entend les climatologues qui poussent (des cris d’urgence), mais les économistes continuent de tomber dans leur discrédit, qui se mesure par exemple au millimètre linéaire de leur rayon dans les librairies. Et ce n’est pas surprenant. L’inflation, par exemple ? Tant mieux, en réalité, si les prix montent. Les Français ne sont pas des imbéciles. Ils répondent comme tout le monde à des incitations comme les prix ou à des réglementations. Ce qui est vrai pour le tabac est tout aussi vrai pour les émissions de CO2. De même pour l’alimentation aux prix maintenus artificiellement très bas, comme pour la viande ou le lait, grâce à des méthodes de production de plus en plus intensives fondées sur une agrochimie destructrice rendue possible grâce à un système de puissants lobbys.

Ce dernier n’hésite pas à jouer du chantage sur la faim dans le monde pour exporter les trois quarts de la production française alors que cela tue les agricultures des pays en développement. En particulier en Afrique, où l’exode rural s’accélère, premier facteur de migration bien avant les guerres. Ce qui nous ramène au commerce international, dont le libre-échange le plus intégral serait censé apporter des gains de pouvoir d’achat alors que c’est un vaste système de dumping environnemental et social où les prix ne reflètent surtout pas la rareté des ressources de la planète. Tout particulièrement parce que les lobbys du transport maritime et aérien ont discrètement réussi à sortir de l’accord de Paris et ne supportent aucune contrainte sur leurs énormes émissions de CO2 ou leur pollution bien connue, qui n’ont rien à envier à la Chine en bilan total.


Stagnation séculaire ou crash écologique


A de rares exceptions près, les économistes des pays riches sont toujours obsédés par le paradigme du progrès linéaire et quantitatif. Leur véritable traumatisme ces derniers mois a été le débat lancé par l’ancien secrétaire d’Etat au Trésor américain Lawrence Summers sur la stagnation séculaire de la productivité et donc de la croissance, près d’un million d’occurrences sur la Toile. Or, de l’avis de tous les climatologues, seule une division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre permettrait au mieux d’éviter la catastrophe. Et ne nous faisons pas d’illusions. Son impact sur le vaudou du taux de croissance ne peut être que négatif en effet. Le concept de décroissance - pourtant dû à un grand économiste mathématicien, Nicholas Georgescu-Roegen - n’a toujours pas droit de cité dans les manuels d’économie, et très rares sont les travaux de recherche entrepris pour en comprendre les mécanismes et la mise en œuvre.

La quatrième révolution industrielle en cours n’est vue par les économistes standards qu’au travers des points de croissance supplémentaires qu’elle pourrait apporter pour compenser le risque de stagnation séculaire. Elle devrait être, au contraire, un formidable atout pour gérer la décroissance d’une façon intelligente, et notamment inclusive sur le plan social tant l’explosion des inégalités ces dernières années a un lien étroit avec celle des risques sur la planète. C’est ce que vient de montrer une étude passionnante sur le tourisme de masse à l’échelle mondiale qui ne fait que reproduire le mode de vie des élites. Les inégalités de prélèvement des ressources de la planète sont aujourd’hui de l’ordre de ce qu’elles étaient sous l’Ancien Régime.


Même les économistes indiens prennent au sérieux le « Facteur 4 »


Et ici, les économistes savent bien que le seul système d’incitation par les prix pèche en termes d’équité et qu’il n’est d’ailleurs pas toujours le plus efficace en présence de déficiences de marché. Il leur faut donc imaginer des systèmes de taxation, de quotas, de réglementation et surtout de réformes de structures qui permettraient d’atteindre le Facteur 4 d’ici à 2030, c’est-à-dire demain.


Il est tout de même paradoxal que c'est dans un pays comme l'Inde que les économistes ont pris à bras-le-corps le sujet, notamment dans l'équivalent du Rapport sur les comptes de la nation. Le Economic Survey 2018 contient en effet un chapitre entier sur les répercussions du changement climatique sur la production agricole et le revenu des paysans Indiens qui compte tout de même encore pour la moitié de la population active. L’impact estimé à près de 15% semble même sous-évalué par rapport à ce que j'ai pu voir sur le terrain au Bihar ou en Andhra Pradesh. Dans ce dernier Etat, un véritable plan d'urgence a été adopté il y a deux ans visant à convertir à des méthodes entièrement organiques ses 6 millions de paysans avec des techniques proprement indiennes mises au point par une sorte de Gandhi du 21e siècle, Subhash Palekar.

Assez séduit, le nouveau responsable de la Commission du plan, un économiste et ami de longue date, a réuni en urgence en juillet dernier tous les responsables agricoles des États indiens pour envisager son extension à tout le pays tellement les prévisions du changement climatique sont catastrophiques. D’autant que les caisses de l'État sont vides et ne peuvent plus continuer à subventionner généreusement les doses massives d’engrais et de pesticides liés à la vieille « Révolution verte » introduite dans les années 60. Elle était censée apporter la prospérité agricole au pays. L’Inde est même devenue excédentaire en 2018 dans quelques domaines comme le sucre et la viande. Mais les deux tiers des paysans continuent en réalité de souffrir de malnutrition, de voir leur revenu net baisser, et la population en général ne supportent plus ses dégâts environnementaux et sur la santé.

Inversement, la révolution ZNBF ou Zero Budget Natural Farming, est basée sur le concept de « revenu net » et de développement inclusif de tous, et notamment des femmes rurales. Or sur ce terrain, c'est bien ce qui se passe avec la révolution organique. Débarrassé de cette logique productiviste et destructrice pour la santé et l'environnement, les nouveaux rendements des fermiers sont au pire équivalent aux anciens mais leur revenu net du coût des intrants est près de trois fois supérieur tandis qu’ils ont retrouvé leur autonomie alimentaire et de produits sains.



On peut faire l’économie de l’effondrement


Ce qui compte in fine n’est pas le PIB ou le revenu national brut, mais bien le revenu net, notamment de tous les dégâts du soi-disant «progrès», surtout ceux à venir qui constituent une dette vis-à-vis de nos enfants. C’est une révolution conceptuelle pour les économistes. Ils ont commencé leur mutation avec ce fameux rapport commandé à l’ère Sarkozy sous la direction des Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz et Amartya Sen (Richesse des nations et bien-être des individus, Odile Jacob, 2010). Mais ils n’ont toujours pas concrètement franchi le Rubicon dans leurs conseils aux dirigeants. D’où leur silence caniculaire cet été.

Or, les prédictions d’un autre scientifique (Safa Motesharrei) publiées dans un papier remarqué de 2014 (1) mentionnent la probabilité très sérieuse d’un effondrement de notre civilisation lié aux inégalités et à la surexploitation des ressources. Elles rejoignent celles des climatologues et des scientifiques de la nature qui envisagent de plus en plus sérieusement une rupture systémique brutale des grands équilibres de la planète et le scénario graduel très diplomatique de l’accord de Paris. Les économistes connaissent pourtant ce type de phénomène. C’est celui des hyperinflations comme dans l’Allemagne des années 30 ou au Venezuela aujourd’hui. C’est celui des crises financières. Ils savent que pour les arrêter, il faut une réaction radicale des autorités monétaires. Cette fois, la réaction doit être aussi radicale mais dans tous les domaines de la relation entre les ressources de la planète et nos systèmes de production et de consommation. La France a besoin de bien autre chose qu’un plan canicule et les économistes doivent se mobiliser pour en dessiner les contours. Voilà une vraie grande réforme pour la rentrée.

(1) Safa Motesharrei, Jorge Rivas, Eugenia Kalnay : «Methodological and Ideological Options Human and nature dynamics (Handy) : Modeling inequality and use ofresources in the collapse or sustainability of societies», Ecological Economics 101 (2014), pp. 90-102.

Disponible sur : https://ac.els-cdn.com/S0921800914000615/1-s2.0-S0921800914000615-main.pdf?_tid=317a2ad8-50d6-44c5-b54c-b730a2fd356b&acdnat=1533364409_0aa82e134df2738fe6269af42eb90941


 

Jean-Joseph Boillot est l'auteur de « Chindiafrique, la Chine, l’Inde et l’Afrique feront le monde de demain », Odile Jacob 2014


Mots-clés : , , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Jeudi 09/08/2018 • 0 commentaires  • Lu 218 fois • Version imprimable

« Les Cons, çà ose tout, c’est même à çà qu’on les reconnait » (Audiard)

Ou : Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne,

« Les Cons, çà ose tout, c’est même à çà qu’on les reconnait » (Audiard)

« Les Cons, çà ose tout, c’est même à çà qu’on les reconnait »

(Audiard)

Ou
Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne



Le séisme de l’élection sénatoriale de l’Orne du 1er juillet 2018 est suivi de nombreuses répliques.

Rappelons les faits : Sébastien Leroux largement élu en 2017 sur un consensus de la droite ornaise, vit son élection invalidée par le Conseil d’Etat. Ce poulain d’Alain Lambert (l’ex Président du Conseil Départemental) ne pouvant repartir, le Vieux (comme l’appellent ses intimes) n’écoutant que son courage et mû par une vindicte inextinguible décida contre vents et marées de reprendre le chemin de la meilleure cantine de la république, où il comptait bien y installer son rond de serviette.


Mais pour ce faire, il fallait être élu ; et pour être élu, il fallait être candidat aurait dit la Palice et c’est là que naquirent les premières turbulences.

Tout d’abord, le quarteron de séditieux habitués du coup d’Etat au Conseil départemental rameutèrent le ban et l’arrière ban de ce qui restait des républicains dans l’Orne : les installés députés, dont l’un a embrassé une carrière bien rémunérée, dès le berceau, biberonné par sa patronne la députée Bassot, l’autre versant dans l’expertise comptable, députée par défaut.

A cet attelage, il fallait un cacique, familier des coups bas, ce fut l’ancien sénateur de Mortagne, ancien député de la circonscription, ancien lobbyiste d’EDF et d’ENGIE, ancien instituteur, ancien assistant parlementaire de Francis Geng (l’ex député), ancien Président du SIRTOM (là où il fit ses rencontres les plus fécondes) … Cet amateur de cigares cubains (connu là-bas comme « El ciego de Mortagne »), plus amateur de voitures prêtées qu’achetées, et de cadeaux somptuaires offerts par le gestionnaire des déchets de Colonard-Corubert, Henri-Pierre ROUSSEL qui a gardé capital et intérêts dans le groupe SUEZ…


La bande des factieux prenant corps, il fallait récupérer le Jocrisse de la bande, celui à qui Lambert avait confié à tort les clés du camion Orne, le fat de Balorre.

Ce grand chasseur d’élans devant l’éternel saurait stopper net celui du « ravalant (1) » Lambert. (A propos de clés, il se dit dans le marigot Ornais qu’il aurait confisqué les clés de la voiture de fonction du Président qu’Alain Lambert utilisait encore récemment.).

Les troupes ourdissaient de part et d’autre, s’invectivaient, s’insultaient au fil des rencontres et des agapes plus ou moins secrètes. La mayonnaise séditieuse semblait prendre, il leur fallait un poulain Républicain à présenter, ce fut le pâle maire de Bellême.

L’affouchage (2) du quarteron sur le pied de guerre, c’est le moment que choisit un fidèle de toujours de Lambert, l’Alain Pelleray, pour franchir le Rubicon, flairant l’opportunité de protéger ses arrières, ses prébendes, les sociétés ou il est actionnaire toutes gavées d’argent public, bref, de pérenniser l’existant…

Dans cette affaire, Alain Pelleray méconnaît la loi encadrant son statut :

  • Soit il a réintégré la fonction territoriale alors il est astreint aux obligations de neutralité et de réserve exprimés dans la loi du 13 juillet 1983 portant sur les droits et les obligations des fonctionnaires, dans ce cas, il ne perçoit plus de retraite, et est astreint au devoir de réserve, l’ayant publiquement bafoué, il est passible de poursuites.
  • Soit il est en poste comme intérimaire, venant de son cabinet Fortia+ Consulting et bien qu’il n’y ait guère de contentieux dans ce cas précis, son absence de neutralité politique relève de la faute déontologique grave.

Lui qui depuis trente ans jurait fidélité au maître Alain Lambert, lui, La grenouille se voulant faire bœuf acquiert : domaines, tableaux, forêts et dentelles (au point d’Alençon) ; faisant son ordinaire de l’adage cher à Edgard Faure : « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent qui change ». Il abandonna Alain Lambert aux « abois », au milieu du gué, assuré de recevoir le prix de sa trahison, chez les putschistes.

Pourtant Alain Lambert lui avait tout donné : son honorabilité (en gavant ses sociétés de subsides publics, en tolérant les pas-de-côté de son secrétaire, les entorses aux règles des marchés publics et bien d’autres vilénies) que nous exprimerons devant les juges, le jour venu.

Faire créditer les entreprises de traitement de déchets de toute la famille, ne suffisait plus à Alain Pelleray. Il lui fallait aussi d’autres aides financières et des complaisances inouïes pour développer entres autres la société informatique du fiston, aujourd’hui florissante, et la société de traitement des déchets de la famille. Des exemptions de charges, des marchés d’équipement des collectivités et instances départementales sans mises en concurrence et bien d’autres prébendes…


Le décor posé, la farce pouvait se jouer.

La victoire tendait ses lauriers au transparent roitelet de Bellême, qui, malgré sa bonne volonté affichée, peinera toujours à souffrir la comparaison avec un Alain Lambert, dont on sait les défauts, mais dont il faut bien reconnaître les immenses talents. Je l’ai souvent brocardé, contraint de le blesser pour atteindre Pelleray, toujours caché derrière. Je n’en tire pas gloire, la fin justifiait-elle les moyens ?...

Il est touché le Lambert, mais toujours debout. Méfiez-vous, les Ravaillac au petit pied, le coup de dague l’a seulement effleuré. Il a le cuir épais, et le Phoenix n’est-il pas son oiseau de légende fétiche ? …


Ganelon ce Pelleray ? Un peu, mon neveu !

Il faut lire ses explications alambiquées dans la presse, pour tenter de justifier sa félonie… Cette presse hebdomadaire qui lui avait consacré la une de couverture et une pleine page intérieure pour son faux départ en retraite. Le journaliste lui rappelait alors qu’il n’avait pas que des amis, ce à quoi Pelleray, citait Audiard : « je ne parle pas aux cons, çà les instruit ». Il a raison, ses silences nous ont bougrement instruits… A nous de citer Audiard : « les Cons, çà ose tout, c’est à çà qu’on les reconnait », en parfaits cons que nous revendiquons être, nous osons…

Le bouclier Lambert remisé au panthéon des amitiés trahies, le toujours Isnogoud du département de l’Orne, mais aussi le véritable patron en sous-main, Alain Pelleray, est enfin à découvert : traquer ce gibier (qui dans un autre temps on aurait dit de potence) de la Roche-Vineuse, à Saint-Gervais-du-Perron, en passant par les inventaires du musée de la dentelle du Point d’Alençon, tout cela va nous occuper pendant quelque temps, il y a tant à faire…


« Le pied (3) » est fait, qui voudra participer au « lancer (4) », puis au « débuché (5) », pour « la curée (6) », nous sommes sereins, les épistoliers de tous poils et leurs patrons, tous ceux-là même que nous avions avertis et qui bien informés des faits reprochés aux uns et aux autres, les ont pieusement enterrés, ceux-ci et ceux-là seront-ils là, pour la curée ?...


René Hamel


NDLR : (1), (2), (3), (4), (5) et (6) c’est à dessein que nous utilisons ces termes de vénerie, pour complaire au Président du Conseil Départemental, Président de la société de chasse de l’Orne, bouton d’équipage, et fan des week-ends de chasse à l’élan en Biélorussie, temple de la Chasse et de la Démocratie.

 

Mots-clés : , , , , , , , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Vendredi 13/07/2018 • 0 commentaires  • Lu 290 fois • Version imprimable

Alain Lambert ou la rouerie en Politique.



Il est malin, le vieux lion en politique Alain Lambert l’encore candidat aux sénatoriales de l’Orne… Dans un post publié le 18 juin 2018 il annonce ne plus communiquer sur son blog jusqu’au 1er juillet date de l’élection.
Il exhorte ses concurrents à « prendre de la hauteur, de cette hauteur qui convient à la fonction de sénateur ».

En douce, il fait diffuser par ses affidés sur leurs réseaux sociaux une interview réalisée par Radio Sensations Normandie le… 19 juin 2018, soit le lendemain de sa demande de cesser le feu… Lambert est coutumier du fait, le 28 mars 2015, après la clôture de la campagne des élections départementales, Alain Lambert exhorte sur son blog ses militants à se mobiliser « il faut convaincre trois ou quatre de vos amis » pour le vote du lendemain.

Revenons à l’émission radio : lors de l’enregistrement de cette émission nommée Hebdo Politique Normandie n° 28, l’échange avec le journaliste est si complaisant qu’il ressemble à un pro domo promotionnel comme savent en diffuser les américains lors des sénatoriales.

Le journaliste, d’entrée de jeu, lit avec gourmandise le panégyrique de Lambert, jusqu’aux ors de la République, sans oublier les missions d’Etat passées… Et à venir.

Rien sur le nomadisme électoral de notre édile, rien sur ses ennuis judiciaires, à la question du développement des villes moyennes, Lambert critique l’extension inconsidérée des zones commerciales périphériques, des villes moyennes dont il avoue à demi-mot et à demi-ton en être aussi responsable, il ne mentionne pas avec quelle constance il a défendu la zone des Portes de Bretagne…

A propos d’une question du journaliste sur une brasserie emblématique d’Alençon, il réclame (à 23’20 de l’interview) … l’expropriation du propriétaire, sans prononcer son nom néanmoins glissé en douce par son vis à vis, et surtout, il oublie de préciser qu’il avait commis des actes administratifs rendant difficiles l’exploitation de cette brasserie.

Le journaliste a relativisé la bronca qui agite le landerneau départemental, seule, une petite allusion à telle députée, ou tel candidat adversaire… Il survole le Phoenix, toujours dans l’esprit et dans la lettre en véritable patron du département qu’il se sait être…

Au pied, tous ceux qui croyaient l’avoir éloigné du pouvoir ; au pied, et le doigt sur la couture du pantalon.


Bref, ces vingt minutes très complaisantes présentent le cacique Lambert sous le meilleur jour, pour une information complète, nous vous recommandons la lecture de notre blog OREEAT, vous pourrez à loisir y découvrir l’autre face de Janus-Lambert, ses tribulations hasardeuses près d’un industriel du déchet ; ses liens sulfureux avec son ami de toujours et chef de son exécutif, Alain Pelleray, ses omissions et ses mensonges au Conseil Général de l’Orne, ses silences qui valent des aveux, et sa conception toute personnelle du droit qu’il se défend pourtant de respecter.


A quand un journaliste qui osera les questions qui fâchent ?... Lisez-les sur OREEAT.


René Hamel

Pour écouter l’émission : https://youtu.be/EChUzsfWT5g


Mots-clés : , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Mercredi 20/06/2018 • 0 commentaires  • Lu 372 fois • Version imprimable

DE JUDAS A GANELON

Petit précis des trahisons dans l’Orne

DE JUDAS A GANELON


De Pavie à Bouvines, nombre de batailles gagnées d’avance furent au final perdues par la traîtrise de commensaux ayant tourné leur veste au dernier moment. Talleyrand disait : « La trahison est plus une affaire de dates que de point de vue » … Il serait bon que les deux félons sous-nommés méditent cette réflexion d’un observateur du marigot politique Ornais.




"La conspiration des poudres" dans l'Orne
 
 

 
Après s’être repus à la table d’Alain Lambert, lesdits Christophe de Balorre et Alain Pelleray, ont fait fissa pour remballer leur rond de serviette afin de changer de cantine…

Dans les batailles, c’est souvent un grain de sable qui vient mettre à bas la plus belle stratégie échafaudée par les militaires. Pour Alain Lambert, ce sera la candidature de Leroux entachée d’une erreur d’appréciation manifeste. Pourtant en parfait Ptolémée, jusqu’ici, Alain Lambert avait excellemment décodé son avenir politique et son ascension sociale.

Fils de bouif, petit clerc, il fut fait notaire par avatar. Politicien par opportunité (la nature ayant horreur du vide), il « déboulonna » ensuite son mentor d’Andigné, s’asseyant dans son fauteuil de Président du Conseil Général. Un personnage plein d’ambition vint se caler dans son ombre : Alain Pelleray.

On verra que jusque ces derniers jours, ils cheminèrent dans les pas l’un de l’autre ; Lambert devant allant jusqu’aux ors de la République, Pelleray toujours derrière en homme d’affaires avisé, usant et abusant de ses prérogatives pour enrichir toute la famille, parfois aux dépens de la moralité publique.

Alain Lambert, par convenance personnelle crut bon d’adouber comme successeur à la présidence d’un Conseil devenu Départemental, un certain de Balorre, à qui il avait facilité l’avènement sur les strapontins du pouvoir. C’est malheureusement la première et lourde erreur d’appréciation d’Alain Lambert : vouloir faire de lui son champion. « Sur un hippodrome, l’Ane reste un âne… » me disait un ami, philosophe à ses heures et couvreur-chaumier de profession, il disait aussi : « change ton âne en évêque, il ne te dira pas la messe en latin » … On pourrait citer aussi Woody Allen qui, à propos de cinéma, ironisait : « L'avantage d'être intelligent, c'est qu'on peut toujours faire l'imbécile, alors que l'inverse est totalement impossible » .

Est-ce la confiance aveugle d’Alain Lambert, sa fidèle en amitié, sa rouerie légendaire, l’inobservance du monarque sûr de sa puissance ou la distraction de l’âge qui fit de ces deux thuriféraires des traitres en devenir ?... Avant le chant du coq, ils devinrent Judas… Ces deux commensaux renièrent leur maître à penser et s’empressèrent de rejoindre la cohorte des quelques jeunes loups du département, ceux qui déjà avaient ourdi un putsch contre Lambert. Ce n’est pas glorieux pour de Balorre, mais c’est bien calculé une fois de plus pour Pelleray, qui a compris vite, qu’en changeant de monture, il pourrait pérenniser ses prébendes et magouilles départementales.

Mais attention, les traqueurs au petit pied, le lion est à terre, mais il n’est pas mort… Déjà une fois, les Jason ’s boys du Conseil départemental ont tenté la sédition, en pure perte … Ils remettent ça ! Le pari est risqué, Lambert, resté par sa seule grâce vice-président aux finances du conseil départemental de l’Orne, a encore autour de lui, tel Napoléon, son dernier carré.

De plus, il a créé sa machine de guerre Orne Métropole, dont il a seul les clés de la boite à outils… Philippe Labro a écrit : « tomber sept fois, se relever huit » … Titre transposable à la situation Ornaise ? Vivrons-nous Austerlitz, ou Waterloo… Dans le meilleur cas on peut craindre pour une droite divisée un capharnaüm départemental, dans l’autre, pour Lambert un exil à Singapour, plus accueillant que Sainte-Hélène… Attention les putschistes certaines batailles ne vous couvriront pas de gloire…

L’actualité électorale de la sénatoriale du 1er juillet dans l’Orne aura une saveur particulière. Verra-t-on le sabordage du navire en pleine tempête ou un départ vers Singapour en guise d’ile d’Elbe… Où notre Napoléon à nous fêterait son proche anniversaire, ou alors, assisterons-nous une autre fois à la renaissance du Phoenix…… Réponse le 1er juillet…

René Hamel


Mots-clés : , , , , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Lundi 18/06/2018 • 0 commentaires  • Lu 359 fois • Version imprimable

Sacré LAMBERT… la mascarade continue…


Président multicarte du Conseil Départemental de l’Orne, et chef palefrenier de l’écurie de ses affidés, Alain Lambert démissionna de son fauteuil de Président pour cause de maladie opportuniste. Il fit adouber son thuriféraire, de Balorre, comme nouveau président.
Conservant néanmoins les rênes du pouvoir comme premier vice-président, il laisse bien sûr en place son condottière de toujours, son ex directeur de cabinet Alain Pelleray pour « garder la boutique ». Le Rastignac Pelleray n’aura pas vu la bronca s’installer… Le poussin de Lambert, Leroux un temps sénateur fut défait par le Conseil Constitutionnel, Lambert se réarme et repart au combat. La majorité départementale se rebelle, et soutient un autre candidat.

Une fake news aurait prétendu que Lambert aurait été vu nuitamment allumer des cierges en la basilique d’Alençon. Pour obtenir les grâces de Saint Pie X, et de St Pierre ? Cela aurait pu être le cas tant il avait bien servi la cause de ces fraternités.

Avant de partir, Lambert avait initié la conclusion d’un bail emphytéotique livrant le palais d’Argentré à Sées, pour 1 000 €/mois, à une société immobilière parisienne au capital de 1 000 € (après avoir réalisé six millions d’€uro de travaux, investis par le Conseil Général). Le but : créer un lycée hors contrat, avec des enseignants de la Fraternité st Pierre, proche de la Fraternité st Pie X. Deux mouvements ultra-catholiques.

Les cierges consumés, sans manifestation tangible des très saints et craignant la défection du petit peuple des grands électeurs de son fief appelés à voter le 1er juillet, Lambert rassemble le ban et l’arrière-ban politique régional et national pour le soutenir, pour sa quatrième élection au fauteuil doré de sénateur.

Il y a trois jours, il annonce à grands renfort de tambour, le ralliement de quatre présidents de départements normands, le lendemain ils ne sont plus que deux.

Les choses du sacré étant par nature impénétrables, les cierges n’ayant plus la valeur d’indulgences qu’on leur prêtait, Lambert aurait-il convoqué un chamane pour aller chercher des soutiens dans l’au-delà ?

Dans la longue liste des soutiens dont il fait état : des scientifiques…, financiers de haut vol… Il y a un soutien, vrai ou inventé qui interpelle la morale, celui d’un édile décédé voilà quinze jours.

Il conviendrait que Lambert publie ce soutien post-mortem. Voilà ce qu’il relate sur son blog : « C’est pourquoi je souhaite que la confiance des élus ornais soit accordée à Alain Lambert pour qu’il soit notre relai (1) commun au Sénat »
– Jean-Claude Boulard, Maire du Mans, Président de Le Mans Métropole, Ancien Sénateur de la Sarthe.


(1) – le S est manquant depuis la réforme de l’orthographe de 1990. Quand on sait que Lambert et Boulard étaient de farouches pourfendeurs des réformes, ce soutien post-mortem a des airs de véracité


René Hamel
 

Mots-clés : , , , , , , , , , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Jeudi 14/06/2018 • 0 commentaires  • Lu 358 fois • Version imprimable

Le Féodalisme dans l’Orne


 

Avis au lecteur :

Ce document se veut un éclairage des pratiques anciennes dans le département de l’Orne, qui firent dire à un haut fonctionnaire arrivant en poste dans le département : « en fait, c’est comme la Corse, les explosions en moins ».

Ces mises en cause ont été faites près des différents préfets et procureurs, sans résultat, alors que leurs prérogatives auraient dû les amener à répondre à l’Article 40 du Code de Procédure Pénale.

Au moment où Lambert revient sous les projecteurs, je me sens obligé de rappeler les faits : Lambert a tenté de m’intimider en me faisant convoquer une fois devant des enquêteurs. J’ai donc produit une partie des preuves de ma bonne foi, le reste des documents sera produit lors d’une autre convocation qui ne saura tarder à la lecture de ces lignes.

 


 

Le 24 septembre 2017, Sébastien Leroux (LR) avait été élu sénateur de l’Orne, des électeurs s’étaient élevés contre une organisation chaotique : entrée en duo dans l’isoloir, absence de contrôle systématique des identités avant le vote, pression inadmissible des collaborateurs du président du Conseil départemental en place, tous supporters du candidat Leroux… Notoirement Alain Pelleray, éminence grise d’Alain Lambert, et directeur de Cabinet de du Président du Conseil Départemental.
 

Le 13 Avril 2018, l’élection de Sébastien Leroux fut annulée par le Conseil Constitutionnel.

Alain Lambert interprétant ce jugement, déclara que Sébastien Leroux pourrait être candidat. Désavoué par la Loi, un synode fut tenu en urgence pour parer à l’infâmante décision de justice, et se venger des porteurs du recours.

Le 14 Mai 2018, annonce que pour la quatrième fois, Alain LAMBERT redevient candidat aux sénatoriales, pour succéder à Sébastien Leroux, son proche collaborateur défait. Il affiche la couleur : « À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle ! ».

De quelle situation exceptionnelle parle-t-il ?
  • De la recherche d’une immunité parlementaire qui le protégerait d’une improbable mise en examen suite à ses déboires avec la section financière du parquet de Paris, affaire non solutionnée dont nous lui donnons le quitus de la présomption d’innocence ?
  • D’une manœuvre qui le ferait démissionner aussitôt élu au bénéfice de sa suppléante ?
  • Venger l’invalidation de son poulain Leroux, et compter sur sa notoriété pour être réélu, les rênes du département étant dans sa main et de celles de son âme damnée Pelleray…
 

Rappelons qui sont les Lambert et Pelleray dont les premiers solliciteront les suffrages des grands électeurs le 1er juillet prochain.

Qui est Alain Lambert : le Janus aux multiples faces ? Un opportuniste SDF ? Un nomade, un parjure ? Un faussaire ?


 
SDF ET NOMADE
 

Conseiller général du canton d'Alençon-3 (1985-1992 puis 2004-2009), il en démissionne avant les élections craignant la défaite, délogea le candidat en place dans le canton de Putanges pour s’y faire élire 2009-2015… Voulant se rapprocher d’Alençon, il éjecta le candidat choisi, pour faire duo avec Douvry, étoile montante de la politique locale (2015 à ce jour).
  • Maire d'Alençon (1989-2002)
  • Vice-président du conseil régional de Basse-Normandie (1986-1989)
  • Président du District de l'agglomération alençonnaise (1989-1996) puis de la Communauté urbaine d'Alençon (1996-2004 puis 2006-2008)
  • Trois fois Sénateur de l'Orne (1992-2001, 2001-2002 et 2004-2010)
  • Conseiller départemental du canton de Putanges-Pont-Écrepin (2009-2015)
  • Conseiller municipal de Saint-Céneri-le-Gérei
  • Conseiller départemental du Canton de Damigny (depuis le 2 avril 2015)
  • Président du conseil départemental de l'Orne (2007-2017)
  • Vice-Président du Conseil départemental de l’Orne, depuis ses « ennuis de santé »
 

Sans oublier quelques fonctions gouvernementales
  • Ministre délégué au Budget du 7 mai au 17 juin 2002)
  • Ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire du (7 juin 2002 au 30 mars 2004)
 

Ainsi que quelques hochets :
  • 13 octobre 2010, Conseiller-maître à la Cour des Comptes
  • En décembre 2012, il est chargé d’une mission de modernisation de l'action publique pour établir une liste de normes à abroger pour les collectivités territoriales. Après la remise du rapport prônant la suppression de niveaux intermédiaires dans le feuilleté politique, il transforme l’Orne en camp retranché. (Orne Métropole, Orne Ingénierie, structures qui à terme, confisqueront les pouvoirs des collectivités territoriales adhérentes).
Lambert est l’homme des postures d’opportunité : sénateur responsable de la commission des finances, il débat en assemblée, contestant la suppression de l’adossement, puis, soutient un texte prônant la suppression de l’adossement (1) pour la construction de nouvelles autoroutes, les nouveaux fuseaux devront s’autofinancer. Rentré à Alençon, il fustige cette décision…
  • Il est nommé au poste de médiateur des normes applicables aux collectivités territoriales le 11 mars 2014.
 


En inimitié un gant de velours dans une main de fer, un poignard dans l’autre, en amitié un homme d’une extrême obligeance pour ses thuriféraires :

 
LES AMITIES PARTICULIERES (toutes rémunérées sur fonds publics)
 

Il a recasé (ou tenté de le faire), tous ses fidèles dans les structures sous son autorité (un, particulièrement, a été gâté : Alain Pelleray premier servant-servi, et sa famille, des extraits à voir dans notre blog OREEAT (2)) :
  • La SEP de la famille Pelleray (Alain y est actionnaire) fut en partie financée par les fonds revitalisation Moulinex, FEDER, FEOGA, régionaux, Départementaux et réserves parlementaires, d’Alain Lambert et d’Yves Deniaud.
  • Les locations avantageuses aux sociétés des Pelleray et les exemptions de charges des anciens locaux FACON, faites par Lambert et Roimier alors qu’Alain Pelleray était le directeur de Cabinet de Lambert.
  • Les pages de publicités gratuites sur les blogs de Lambert, du CEDO et d’Orne Développement.
  • Les terrains négociés directement par Alain Pelleray près du maire de Sées et acquis à 0,15 €/m2 (qui valaient 4 € pour les autres potentiels acquéreurs) pour les besoins de la SEP, société de valorisation de déchets appartenant à son fils Thibaut dont Alain Pelleray était actionnaire dès la création. Ce département qui venait d’obtenir la prérogative élaboration du plan de gestion des déchets.
  • Les injonctions du même Pelleray Alain sur le bureau de la directrice de l’environnement de la Préfecture de l’Orne au moment de la création de la SEP par post-it jaune : « pour tout problème, appeler Alain Pelleray au o6……46 ».
  • Les marchés passés par la Communauté Urbaine d’Alençon (SEP, déchets verts), le Conseil Général (WIFI avec WICONNECTS une autre société de la Famille Pelleray) sans appels d’offres.
  • L’usage des biens publics du Conseil Général à des fins privées.
  • Les travaux d’entretien du domicile des sièges des sociétés Pelleray (SEP, SEP VALORISATION) par les agents du conseil général.
  • L’aménagement d’un carrefour à feux « intelligents » à la sortie de la SEP sur la D138, conçu par le bureau d’urbanisme du département et payés par le même département. Alain Pelleray rétorque que cela évitera 7 000 kilomètres par an… A qui ? A ses camions et véhicules de service de la SEP…
  • Le gardiennage gracieux des activités de la SEP à SEES par la société de gardiennage OMEGA prestataire du Conseil Général.
  • L’enrobé d’une partie de la plateforme de SEP à SEES faite par la société prestataire du Département en matière de travaux routiers sans que l’on puisse mettre la main sur la facture acquittée qui puisse témoigner du paiement.
  • Enfin, même si la présomption d’innocence doit s’imposer, convient-il de noter que la section financière du Parquet de Paris est saisie du dossier LAMBERT-PELLERAY pour favoritisme et prise illégale d’intérêt...
 

Alain Pelleray prévaricateur de toujours, s’autorise à commenter le refus de subvention du Conseil départemental à la Banque Alimentaire (France3 Normandie du 29 mars 2018) : « Aujourd'hui, la Banque alimentaire fait appel à la générosité publique et la générosité publique c'est pas obligatoirement celle des collectivités ».

Alors même qu’il fut, lui et ses proches, grassement arrosés par ces finances des collectivités et même que parfois, Alain Pelleray se sera servi abusivement, là où il sévissait.


Faut-il louer ou blâmer Alain Pelleray pour sa passion pour la dentelle au point d’Alençon ? … A quand une reconnaissance de cette passion par les services compétents ? ...A quand l’application de l’article 40 du C.P.P. ?...

Enfin, convient-il d’évoquer un autre post-it, jaune aussi celui-là, portant sa signature qui mit à mal la stratégie de justification de Lambert alors Président du Conseil Général qui, en assemblée pléniaires jura n’être pas intervenu sur ce dossier en annonçant une enquête ? Depuis trois années, nous attendons cette enquête de police pour faux en écritures publiques que devait demander Lambert… Sans plainte, pas d’enquête… Et si le faux était un vrai ?... Et s’il y avait parjure d’Alain Lambert ?... Ou alors un autre Article 40 du C.P.P bafoué (non dénonciation de crime ou de délit ...) ?


NDLR : Les Alain, Lambert et Pelleray, dûment informés des faits délictueux ci-dessus n’ont pas réagi, ni les divers préfets, ni les procureurs d’Alençon, et encore moins les 40 conseillers généraux, informés par courrier à leur domicile…

 
Et c’est cet attelage là que nos grands électeurs vont envoyer au Sénat ?...

Citoyennement, René Hamel


(1) Adossement : Jusqu'à la fin des années 90, l'Etat utilisait la procédure dite de l'adossement pour développer le réseau autoroutier. Les nouvelles sections d'autoroutes étaient financées par les péages prélevés sur les sections plus anciennes. Pour compenser la dégradation de la rentabilité moyenne de l'activité du concessionnaire, la durée du contrat de concession était généralement allongée.
(2) Voir sur le blog
OREEAT supplique à dame Douvry du 2-11-2016



Mots-clés : , , , , , , , , , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Lundi 11/06/2018 • 0 commentaires  • Lu 341 fois • Version imprimable

Prix Faux-cul d’honneur, attribué à : Nicolas HULOT Ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire.

Prix Faux-cul d’honneur, attribué à : Nicolas HULOT Ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire.


Avec l'aimable complicité de Glon

 
Nous connaissions le Hulot plongeur, surfeur, homme d’affaires, dévoreur de belles âmes, Pilote de Hummer, et de hors-bord surpuissant, d’hélicoptère, de moto, sans méconnaître le réalisateur et présentateur-vedette et accessoirement berger de brebis avec Ushuaïa (la fondation), sans oublier l’éphémère candidat à la présidence de la république, un temps l’homme préféré des français…


Nous vous avions montré, sur le précédent blog, le courageux ministre HULOT au sommet des éoliennes sarthoises scrutant de loin l’immense terrain destiné à l’aménagement commercial gigantesque de son contact Hervé, l’homme d’affaires local.

Vous connaissez peut-être le Tartuffe qui depuis quinze ans tente de ripoliniser les politiques agressives de ses différents donneurs d’ordre publics et privés (une quinzaine de sociétés, pour une soixantaine de produits qui génèrent de confortables revenus au ludion médiatique jusqu’en août 2017 près de 250 000 €/an).

Vous ignoriez certainement l’Homo-Biocidus qui décida le 3 septembre 1993, pour son mariage, de recevoir ses 300 invités sur l’ile du Fort National (réserve ornithologique au large de St Malo), pour une party où la patrouille de France passa à basse altitude pour saluer les mariés… Connaissez-vous le surfeur qui à bord de son semi-rigide puissant défie les vagues au large, ou le pilote impétueux qui au volant de son 4x4 brave les limitations de vitesses le long de la Rance effarouchant les oiseaux nicheurs. On passera sous silence l’utilisation du hachoir à passereaux et autres oiseaux, lors des atterrissages et décollages de son hélico.

Le Tartuffe Nicolas Hulot, récidive gravement es fonction de ministre de la Transition écologique, le mercredi 21 mars à l’assemblée nationale, il a versé des larmes de crocodile réclamant un « sursaut d'indignation » pour défendre la faune et la flore de la planète, déplorant le fait que : « la biodiversité tout le monde s'en fiche ».

« 30 % d'oiseaux en moins en quelques années, 80 % d'insectes en moins à l'échelle européenne, le dernier grand mâle rhinocéros blanc du nord de l'Afrique a disparu. Moi ça ne me provoque pas de la peine, pas de la colère, (mais) de la honte, de la honte de savoir que derrière la sixième extinction de la biodiversité, la responsabilité c'est nous », a déclaré le ministre de la Transition écologique devant les députés.

« Il y a des tragédies invisibles et silencieuses dont on s'accommode tous les jours, eh bien je vous le dis, tout seul, je n'y arriverai pas », a-t-il ajouté. « Oui je vais vous présenter un plan biodiversité dans les semaines qui viennent, qui va succéder à la stratégie de la biodiversité, mais très sincèrement, tout le monde s'en fiche, à part quelques-uns », a regretté le ministre,  réagissant à des études publiées mardi 20 mars ayant constaté le déclin "vertigineux" des oiseaux des campagnes françaises ces dernières années, études mettant notamment en cause les pratiques agricoles.

Pas de réponse du Ministre-Sinistre, pas de mesures prises ni à prendre : « Je veux simplement avoir un sursaut d'indignation et de réaction », il aurait pu ajouter seulement un sursaut d’indignation. Ainsi est fait le ministre, il s’indigne (les permis de forage en mer, il s’indigne ; les gaz de schistes, il s’indigne ; les pesticides, il s’indigne ; la prolongation du glyphosate, il s’indigne…). Mardi, dans un tweet, il avait appelé à « se mobiliser » car selon lui « chacun peut agir : réduire les pesticides, lutter contre l'artificialisation des sols, réduire les pollutions ». Il plaide : « tout seul, je n’y arriverai pas »

Pour cet envol lyrique qui voudrait faire oublier sa passivité de ministre envers les prédateurs de la Planète, il obtient un « lever de fesses » cathartique de la plupart des députés de l’Assemblée, ces mêmes élus qui pactisent avec les grands lobbies agricoles et industriels qui hantent les couloirs de l’Assemblée nationale, ou les tables cossues des restaurants en œuvrant en coulisses pour que rien ne change… Jusqu’ici, tout va bien…

Pendant ce temps en dix ans 70 % des insectes ont disparu et 30 % des oiseaux. A Medellin en Colombie 750 chercheurs du monde entier sont en train de plancher sur cette disparition cruciale pour la survie des espèces, et de la nôtre bien entendu…

Du 17 au 24 mars, se déroule la sixième séance plénière de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques, (IPBES) créée en 2012. Les travaux présentés y sont alarmants. Ils constatent « que 60 % des sols de la planète sont en mauvais état sous l’effet l’activité humaine, le sous-sol abritant 25 % de la biodiversité mondiale ».


Pendant ce temps-là, Tartuffe-Hulot a un sursaut d’indignation, salué par un lever de fessiers de l’assemblée nationale…. Tu peux dormir tranquille…


 

Mots-clés : , , , , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Mardi 27/03/2018 • 0 commentaires  • Lu 526 fois • Version imprimable

A propos de la visite de Nicolas Hulot en Sarthe, ou, "Mont’là-dsus et tu verras BENER".

Quand la visite en Sarthe de notre Ministre-préféré des français suscite les cauchemars les plus fous… Chez les riverains de Béner et les militants, et où l’on rêve tout éveillés que le déjeuner en Préfecture n’a pas été seulement consacré à la transition énergétique.


 

A propos de la visite de Nicolas Hulot en Sarthe, ou, "Mont’là-dsus et tu verras BENER"

 

Quand la visite en Sarthe de notre Ministre-préféré des français suscite les cauchemars les plus fous… Chez les riverains de Béner et les militants, et où l’on rêve tout éveillés que le déjeuner en Préfecture n’a pas été seulement consacré à la transition énergétique.




Les cauchemars ont parfois à voir avec des situations de tous les jours. Je vous narre le mien : lundi 8 janvier comme nous l’avons lu et vu abondamment dans les médias, Nicolas Hulot s’est perché en haut d’une éolienne à Juillé, puis il est allé voir les panneaux photovoltaïques à Spay.

Le même jour vers 13h30, la Cheffe de Cabinet de Nicolas Hulot, Madame Anne Rubinstein recevait les associations opposées au projet démentiel de Béner. Projet d’aménagement commercial porté par Benermans, une société appartenant au multimillionnaire Claude Hervé, patron des Leclerc de la région mancelle, propriétaire de château et d'au moins 1 200 hectares de forêt, et par le géant suédois IKEA, expert en cuisines de toutes sortes (optimisation fiscale qui selon Bruxelles aurait pu frauder pour près d’un milliard d’€uro).

Ce projet, le Ministre de la Transition énergétique était censé le connaitre puisque le Cabinet avait reçu deux courriers ayant trait au projet mortifère pour le commerce de centre-ville du Mans. En sept minutes, la Cheffe de Cabinet avait expédié les associations, elle souhaitait probablement ne pas manquer le café du repas servi en l’honneur de Nicolas Hulot à la Préfecture du Mans. Si la Cheffe de Cabinet a relaté aux convives son entrevue express avec les associations, certains des invités auraient pu se taper sur les cuisses...

13h30, c’est l’heure à laquelle je sacrifie à mon occupation post-déjeuner : faire marienne, comme disent les angevins… Je m’endormis aussitôt, la visite d’Hulot s’invita dans mon sommeil... Est-ce un rêve prémonitoire comme il m’arrive assez souvent d’en faire. Mes amis (si, si, j’en ai) m’appellent le devin, mes contempteurs, le maléfique. Revenons à nos moutons noirs…

Dans mon rêve, outre les élus de tout poil (macronisme et œcuménisme obligent) invités aux agapes, deux personnages incongrus se réjouissaient plus que les autres convives. Le propre du rêve, c’est qu’il demeure imprécis par exemple, je n’ai aucun souvenir du plan de table, Le Maire du Mans, Boulard, était-il présent ? je n’en relève pas le souvenir, la Mairesse d’Yvré l’évêque ? on peut en douter sauf s’il était prévu d’aborder pendant le repas le projet LECLERC-IKEA, dont elle est une fidèle supportrice… par contre, dans ce cauchemar une image précise a franchi la frontière du rêve pour s’ancrer dans la réalité : , la présence à table de … Claude Hervé le porteur du projet Bener, et d’un responsable France d’IKEA…

Comme dans tous les cauchemars, quand cela devient tragique, on se réveille pour mettre fin au drame et reprendre pied dans la réalité : pourquoi Claude Hervé et IKEA avaient-ils convoqué Nicolas Hulot à déjeuner en préfecture du Mans ?... Deux scenarii :

  • L’aviation, Claude Hervé a été un temps propriétaire d’un aéroplane et multi-usager de ce mode de déplacement prisé aussi par Nicolas Hulot, surtout pour l’hélicoptère…
  • La chasse, passion raisonnée de Claude Hervé qui reçoit dans ses chasses grands élus, fonctionnaires de hauts rangs, et même un préfet (mi-décembre 2017) pratiquant en cela un mélange des genres déplorable.


En fait, trêve de cauchemars, c’est bien le Préfet et le Ministre qui étaient les puissances invitantes… Ouf on a eu chaud !... Mais alors, le déjeuner en Préfecture en présence de Claude Hervé et d’IKEA France ; c’était aussi un cauchemar ?...

Je vais me recoucher pour cauchemarder la suite…

René Hamel

 

 

BONUS

"Il y a en Préfecture un Ministre qui vient,
Pour voir des éoliennes, on invite le gratin
Un tas d’gens importants, veulent lui serrer la main
Partout mêm' chez l'ministre y faut faire le turbin
pour causer de BENER, assurer nos arrières
Contre les riverains qui ne comprennent rien
Pas d’chance on les a vus
Hulot faut que j'te montre
C'que t'as pas encor vu 
En grimpant sur la table
Hervé s’mit à chanter

Refrain :
Mont' là-d'ssus (bis)
Mont' là-d'ssus et tu verras BENER
Et sois bien convaincu
Qu’tu n’verras rien de plus
Tu verras BENER…"

(avec nos excuses à Lucien Boyer pour le plagiat)


Mots-clés : , , , , , , , , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Mardi 09/01/2018 • 0 commentaires  • Lu 741 fois • Version imprimable

Conseillers-ères départementaux-tales, bougez-vous le C.. !


Une chose n’est pas juste parce qu’elle est Loi, une chose est Loi parce qu’elle est juste (de Montesquieu)



Dans vos colonnes, à propos de l’interpellation d’une ornaise concernant la location du Palais d’Argentré, le Président du Département de l’Orne concluait par cette aphorisme « M...... H.... fait de la politique, moi, je gère les affaires du Département ». Mais comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir, Monsieur de Ballore à l’instar de son mentor, imite son illustre prédécesseur en usant d’une forme de spécisme : « nous les grands on dirige, pendant que vous, faites dans la futilité ». C’est le notaire Lambert qui en qualité de président du Conseil départemental avait initié à dessein ce bail emphytéotique.

Je ne suis pas convaincu que l’actuel Président ait une notion avertie de ce type de contrat. Je lui rappelle que : « le bail emphytéotique confère au locataire un droit réel sur le bien immobilier, le preneur bénéficie de droits de propriété s’approchant de l’usufruit ». Ce bail de 18 à 99 ans est une forme de vente déguisée. Le preneur peut :

  • Louer ou sous-louer le bien librement ;
  • Vendre, aliéner, échanger ou hypothéquer la jouissance du bail ;
  • Le droit d’emphytéose peut faire l’objet d’une saisie immobilière.

C’est-à-dire que demain, la SCI propriétaire pourrait revendre ses droits et faire une plus-value considérable.

Comment les Conseillers-ères Départementaux-tales ont-ils-elles pu, dans la grande majorité, valider une telle spoliation du bien public. Déjà, dans une sombre affaire, celle de Nonant-le-Pin, nous avions dénoncé la propension moutonnière de nos représentants-tantes à digérer les entorses à la loi, là, trop peu ont contesté le dol dont allait être victime le département de l’Orne. Car il y a bien dol, puisque qu’aucune mise en concurrence, ni information préalable à la réalisation de ce bail, n’ont été faites en amont. Il y a tromperie dans la rédaction du compte-rendu de l’assemblée pléniaire du Conseil Départemental du premier trimestre 2017 puisqu’il est écrit : « aucune offre d’utilisation publique ou privée autofinancée en investissement comme en développement n’était parvenue au Département jusqu’à l’opération ». Il est bien évident que faute d’appel d’offres, il ne pouvait y avoir de réponses…

Monsieur le Président du Conseil Départemental affirme gérer les affaires du Département, je lui oppose qu’il ne les gère pas « en bon Père de Famille » mais au profit de l’exclusive. Outre la possibilité par la SCI bénéficiaire du bail de revendre ses droits bien au-dessus de ce qu’elle aura déjà payé, faisant là une opération financière considérable, je propose à M. de Ballore un court problème de mathématique de niveau CM2 :

  • « Soit une collectivité qui achète un palais en 1990, elle y fait 5 886 822 Euro de frais.
  • Cette collectivité décide de louer pour trente ans ce Palais à une SCI pour la somme de 12 000 €/an.


Combien d’année faudrait-elle qu’elle le loue pour rentrer dans son investissement hors coût d’achat, sachant qu’elle a mis le jardin gracieusement à la disposition de la Mairie de Sées qui en assure l’entretien ?
»


5 886 822 € / 12 000 = 490 ans… Je gère dit M. de Ballore, Président du Conseil départemental… Pour les 500 années qui viennent ?...



Jacques-René Hamel-Hebert




Mots-clés : , , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Mardi 19/12/2017 • 0 commentaires  • Lu 559 fois • Version imprimable

STOP LINKY - Vidéo d'Arnaud Levitre, maire d'Alizay

Avec son aimable autorisation



oreeat.viabloga.com/files//Arnaud_Levitre_Stop_Linky_ENEDIS_exERDF_a_entrepris_fbdown_me.mp4



Mots-clés : , ,

Par Oreeat • Actualités • Jeudi 30/11/2017 • 0 commentaires  • Lu 628 fois • Version imprimable

Messieurs les Conseillers Départementaux, messieurs Lambert et de Balorre. Le Palais d’Argentré est le bien de tous les Ornais, il n’est pas votre propriété.

Le Conseil Départemental brade le patrimoine public, avis aux ornais ! Communiqué de presse de la Libre Pensée de l'Orne






La Libre Pensées de l’Orne, affiliée à la LP de la Sarthe
L’Être Pissot – 61500 LA FERRIERE BECHET – Tél. : 02 33 28 67 69




COMMUNIQUE DE PRESSE, LE 18 OCTOBRE 2017


Messieurs les Conseillers Départementaux, messieurs Lambert et de Balorre. Le Palais d’Argentré est le bien de tous les Ornais, il n’est pas votre propriété


Notre Président (par défaut) du Conseil Départemental de l’Orne, de Ballore fait dans le phrasé suranné pour répondre à l’interpellation des instances laïques du département, à propos du bail emphytéotique cédant le Palais d’Argentré bien public à une nébuleuse immobilio-associativo-confessionnelle inconnue de tous et soutenue par une fondation très intime, à l’objet à géométrie variable.

Sur le volet réglementaire, de Ballore a pris des libertés avec la réglementation encadrant son institution :

  • Lorsqu’il fait délibérer le Conseil Départemental, le 24 mars 2017, il n’existait aucune SCI créée qui aurait pu bénéficier de cette location. La SCI du Palais d’Argentré fut créée cent jours après, le 3 juillet 2017. Le Conseil ne pouvait donc délibérer sur l’attribution d’un bail dont l’emphytéote n’existait pas. La dame OUAZANA n’a apporté aucune caution particulière le jour de la délibération.

  • La modicité du montant du bail 1000/€/mois ne couvrira jamais les 5.886.822 € investis dans les travaux de rénovation faits par le Conseil Général d’alors, un bail conclu pour trente ans ne pourra compenser les frais engagés, il faudrait 58 ans. Cette perte financière pourrait être majorée du prix d’achat initial en 1999, que nous ignorons.

  • A notre connaissance ce bail n’est pas indexé, cette cession à bail constitue doublement un dol en regard de la loi.

  • Autre dol, la SCI pourra louer à son profit tout ou partie des locaux pour l’organisation de festivités.

  • Elle pourra grever le Palais d’Argentré d’une ou plusieurs hypothèques pour financer les travaux qui s’élèvent à 4 000 000 d’€. Quid d’un défaut de paiement ? Quel impact sur la l’intégrité foncière ?


Pour la justification de la location, de Ballore use d’une formule ampoulée et surannée : « superfétatoire », pour stigmatiser les associations laïques qui ont réagi.  Mais oui, monsieur le donneur de leçons, il y a un distinguo entre traditionnaliste et intégriste, seulement la philosophie de la fraternité St Pierre a beaucoup à voir avec le sectarisme de la Fraternité St Pie X.

Si elle existe dans les dires, la différence s’efface parfois devant les faits ; il convient de prendre en compte les passerelles entre la Fraternité St Pierre (qui gèrerait la scolarité du postulant collège qui serait créé au Palais d’Argentré, c’est aussi celle qui assure l’encadrement et la pédagogie à la croix des vents, le collège et lycée de garçons). Cette Fraternité st Pierre a des passerelles ténues avec la Fraternité st Pie X celle de Mgr Lefèvre. Le corps professoral et l’encadrement religieux sortent du même tonneau…

Sées, un temps terre d’accueil de tous les proscrits de la Terre, doit-il devenir le nid des Sens Commun, fraternités de tous poils aux volontés de schisme avec l’idéal républicain ?

Agissez près de vos Conseillers Départementaux, la plupart ont voté cette location sans savoir, seuls les Elus républicains ont refusé. La Libre Pensée Orne souhaite que les élus du Conseil Départemental reviennent sur leur engagement.

Martine Hamel



Mots-clés : , , , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Lundi 30/10/2017 • 0 commentaires  • Lu 639 fois • Version imprimable

APROCHIM à Grez-en-Bouère

Explosion, incendie, Pollution nouvelle et cynisme habituel

APROCHIM à Grez-en-Bouère

APROCHIM à Grez-en-Bouère,

 

Explosion, incendie, Pollution nouvelle et cynisme habituel


À Grez-en-Bouère, en Mayenne, APROCHIM filiale de CHIMIREC est pointée du doigt pour sa pollution depuis 2011. Cette entreprise dépollue les transformateurs d’EDF. La cuve de ces transformateurs contient un produit chimique toxique, le PCB ou pyralène, répertorié comme cancérogène par l’OMS. Le produit est susceptible de provoquer chez l’homme des perturbations neurologiques (vertiges, troubles de la mémoire) et intestinales, des irritations cutanées et oculaires, mais aussi des cancers du foie et de l’appareil digestif. Le PCB s’accumule dans les graisses de l’organisme et est très difficilement éliminé. L’usage du pyralène est interdit depuis 1987, mais il faudra encore des années pour se débarrasser des appareils électriques qui en contiennent.

Annick et Hubert Jouin étaient éleveurs bovins et produisaient du lait à Grez-en-Bouère, en Mayenne à proximité de l’usine. « Notre troupeau a été euthanasié le 20 novembre 2011, à cause de la pollution au PCB provoquée par Aprochim ». La passivité des services de contrôle DRIRE-DREAL a abouti à cette éradication de troupeau, car la pollution était dénoncée sans succès depuis quelques années. APROCHIM a indemnisé mais pas reconnu la pollution. Le président d’une association reconnue de protection de l’environnement, conseiller technique de l’entreprise mettra même en cause les « brûlis » effectués par les agriculteurs de la région…

D’autres pollutions avérées chez les riverains amèneront la DRIRE à prendre des mesures, mais à chaque fois, APROCHIM a un temps d’avance dans les pollutions si bien que les services de l’Etat font du suivisme.

Un autre agriculteur à 800 mètres de l’usine subissait la pollution. Joseph Gaudin, membre de l’association Terre et vie d’Anjou, y élevait des chèvres : « Avec leur lait, je faisais des fromages en vente directe. J’ai même eu une médaille d’or. Mais voilà, mon exploitation est à 800 mètres d’Aprochim, et mes clients n’achetaient plus. »

Des retraités n’osaient plus consommer poules et œufs. La toute-puissance de l’entreprise APROCHIM et le manque de réactivité des pouvoirs publics les dissuadèrent de déposer plainte.

Au final, 14 exploitants furent touchés depuis que la pollution de l’environnement aux abords d’Aprochim avait été dévoilée, en janvier 2011. Le lait des agriculteurs locaux contenait un taux de PCB le rendant impropre à la consommation. Quatre cents bovins furent euthanasiés en 2011 et 2012. Depuis, seulement quatre éleveurs auraient été partiellement indemnisés. Un temps, le directeur général de Chimirec a affirmé que l’entreprise n’avait pas les moyens d’indemniser toutes les victimes…

Pendant plusieurs années les défauts de ventilation à l’intérieur de l’usine ont intoxiqué plusieurs travailleurs, qui ont déposé plainte, un seul a osé témoigner. Des filtres ont été posés dans les cheminées d’évacuation des gaz, pourtant la DREAL a relevé plusieurs dépassements importants. La dangerosité du PCB est pourtant établie et ne souffre aucune controverse en 2013, sur la base d'indications suffisantes de cancérogénicité chez l'homme et chez l'animal, le CIRC a classé les PCBs comme cancérogènes certains pour l'Homme…

La valse des directeurs, la communication outrancière, l’embauche d’un président d’une association environnementale notoire comme consultant et les pseudo-certifications n’y changent rien, le cynisme prédomine. APROCHIM pollue toujours. Par exemple, pour justifier l’amélioration des conditions du travail, il est dit que « les derniers embauchés ont des analyses de sang normales… ».

Le plan com du nouveau directeur vient d’être battu en brèche, alors qu’il s’apprêtait à communiquer sur les bonnes intentions de l’entreprise. Ce vendredi 13 octobre, vers 3 heures, une explosion est survenue sur le site Aprochim de Grez-en-Bouère. Un incendie s'est ensuite déclaré.  « Un incendie rapidement maîtrisé par les services d'incendie et de secours », explique la préfecture de la Mayenne.


Les gendarmes et la police scientifique sont intervenus ce matin chez Aprochim. (©Les Nouvelles de Sablé)

« Ce sinistre s'est produit au niveau d'une des six enceintes de traitement visant à décontaminer les déchets contaminés aux Polychlorobiphényles (PCB) », poursuit la préfecture.

Le site Aprochim est classé Seveso. Les services de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) se sont rendus sur place pour réaliser une inspection sur site. Le préfet va signer en urgence un arrêté préfectoral visant à conditionner le redémarrage des installation concernées par l'accident. Un rapport de l'accident sera rédigé par l'industriel…

« Il n'y a pas d'effet immédiat pour la santé des riverains, prévient la préfecture. Des prélèvements vont toutefois être réalisés sur les herbes dans l'environnement de l'établissement pour vérifier l'absence d'impact sur les productions agricoles par les fumées générées par l'incendie. »

« Pas d'effet immédiat pour la santé des riverains ». Tout le jésuitisme de la DREAL est dans : « immédiat » …

Vous avez dit cynisme ? …

Le même soir à 20h30
l
e nouveau directeur du site a présenté les travaux réalisés cette année au sein de l’entreprise : « Notre objectif, c’est de parler en toute transparence. C’est pour ça que je suis là. » Changement de ton chez Aprochim. Le nouveau directeur du site de Grez-en-Bouère, Florent Mancini, a répondu favorablement à l’invitation de l’association Terre et Vie d’Anjou, lors de l’assemblée générale. Cette association lutte contre l’arrêt de la pollution aux polychlorobiphényles (PCB) provoquée par l’usine du groupe Chimirec, spécialisée dans la collecte et le retraitement de déchets industriels contaminés par ce polluant.

C’est en janvier 2011 que la préfecture de la Mayenne a révélé une contamination aux PCB sur le voisinage de l’usine Aprochim. L’entreprise a été contrainte de baisser sa production « et à enfin financer de grands travaux pour lutter contre les émissions canalisées par la cheminée, puis contre les émissions diffuses », souligne aimablement Joseph Gaudin, président de Terre et vie d’Anjou.

« Tendre vers zéro ». Vendredi soir, devant une quarantaine de personnes, des riverains de l’usine essentiellement, Florent Mancini a donc exposé les travaux réalisés depuis septembre 2016. Des travaux de « confinement des bâtiments pour qu’ils soient étanches ont été faits. L’étanchéité de la toiture et des sols des halles a été renforcée. L’une des portes a été condamnée par un bardage », énumère le directeur.

À l’extérieur, un chemin d’accès pour contourner le site a été créé et « un camion a été acheté pour le transfert des cuves entre les bâtiments. Il chargera plus de matière donc il y aura moins d’ouverture de porte sur l’extérieur », explique Florent Mancini, qui a répondu sans détour aux questions des riverains.

Concernant la captation des polluants et leur traitement, l’usine utilise un traitement sur charbon actif. « On veut maîtriser les diffus au maximum et tendre vers zéro », poursuit Florent Mancini, qui précise que « cinq machines pour analyser l’air pour déterminer la quantité de diffus vont bientôt être mises en place. » Une lagune pour filtrer les particules va aussi être créée en novembre.

Un directeur qui promet, une DREAL qui rassure, et au final, un président d’association confiant

Dormez, bonnes gens


René Hamel, rédacteur de service


Mots-clés : , , , , , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Lundi 16/10/2017 • 0 commentaires  • Lu 573 fois • Version imprimable

Jeu de chaises musicales au Conseil Départemental de l’ORNE

Jeu de chaises musicales au Conseil Départemental de l’ORNE

Chenu, le 3 mars 2017, édition du 19/20 de France 3 Basse-Normandie
 
 

Quatorze jours sans pilote, le bateau Orne était en péril, le barreur par défaut de Balorre, pouvait-il faire face à une possible mutinerie de l’équipage, ou subir un putsch, comme celui réussi par son prédécesseur Lambert en août 2007 contre H. Burel, son acolyte, et en 1993, lors de la destitution d'H. d’Andigné, ancien président du conseil général ?

La séance plénière extraordinaire du conseil départemental qui s’est tenue le 3 mars 2017 a accouché d’une surprise de taille :

  • La nomination, contestée de C. de Balorre, comme président ? Que nenni ; c’était attendu.

  • Non, c’est la résurrection d’Alain Lambert, le partant-souffrant qui, malgré la bronca de l’équipage, s’imposa premier vice-président.


La nomination au califat du thuriféraire de Balorre, le Tartarin de Saint-Leger-sur-Sarthe ne surprendra pas. Nous savions notre chef des Nemrod ornais, piaffant d’impatience, maitrisant avec peine ses élans…

Malgré ses problèmes de Santé dont il semble s’être remis pour l’instant, notre ex-président Lambert aura pu éjecter le premier vice-président et s’assoir à sa place.
Pour user d’hyperbole, nous dirons que, la pente risquant d’être rude, l’ancien maillot jaune Pinocchio-Lambert se calera désormais dans la roue d’Isnogoud-de Balorre afin de moins « prendre le vent ».

Après dix ans de règne sans partage, après quelques trahisons, quelques flatteries, quelques félonies, quelques prébendes, quelques mensonges et un parjure plus tard, Lambert lève, un peu, le pied, gardant néanmoins le volant du char départemental.

Il a fière allure cet attelage, le cocher-Nemrod de Balorre, sur son siège perché haranguant les chevaux de la voix. Et bien entendu, comme postillon le toujours Pinocchio-Lambert, fouet en main, menant l'équipage en véritable maître de l'attelage. Pardon pour cette métaphore hippique, mais elle illustre bien la pantalonnade mise en scène par Lambert, et exécutée avec zèle par ses affidés. 

Qu’attendre de ce tour de passe-passe ?...

  • La fin des emplois de complaisance, des embauches d’amis et de familiers au conseil départemental et dans les structures para-départementales ?..Le dernier en date, l’ancien conseiller général déchu, Bigot, recyclé au service communication…
  • Pouvons-nous imaginer que Pelleray l’ancien directeur de cabinet de Lambert, devenu consultant, et sa famille, puissent répondre aux marchés publics proposés par le « bidule » Ingénierie 61, la boite à outils de Lambert ?.. Pelleray a élu domicile à une portée de fusil du Quartier Lyautey, où il a gardé son strapontin, son lourd carnet d’adresses, et semble-t-il, une permanence téléphonique. Lors de son départ, n’a-t-il pas déclaré à la presse : « J’ai créé un cabinet de chasseurs de coûts qui va réaliser des audits pour les collectivités, les entreprises afin d'optimiser les coûts sur les achats, les frais généraux... Et je vais aussi suivre la création du campus des métiers au sud d'Alençon avec le regroupement et le développement des CFA et la création d'une école du numérique et de l'internet ».
  • Attention, aux conflits d’intérêts ; dans sa fonction passée de directeur de cabinet, Alain Pelleray a commis à maintes reprises le péché véniel (1) de prise illégale d’intérêts… Pour lui et la famille.
  • Le mystificateur-truqueur-menteur-bricoleur-parjure Lambert, président du conseil général d’alors, avait déjà jonglé avec l’anti constitutionnalité en se maintenant au Conseil Général alors qu’il était nommé à la Cour des Comptes : il devait s’abstenir de tout commentaire politique (mesure qu’il a transgressée à maintes reprises, affichant des soutiens lors des diverses échéances électorales… bafouant son droit de réserve).
  • Il persista en créant Orne Métropole, un « bidule » qui à terme devait mettre sous sa coupe, toutes les collectivités Ornaise. Voyant l’inconstitutionnalité de sa nouvelle chimère, il réactive en lieu et place « sa boite à outils » Orne Ingénierie, véritable machine à dominer le département. Et, une fois encore, les cinquante-trois moutons du conseil départemental subissent sans piper le dictat (voir Orne Métropole un concept fumeux à la recherche d’une concrétisation législative sur Médiapart).


Nous ferons nôtre, la conclusion de Michel Abbervé dans le papier ci-dessus, rédigé pour Alternatives économiques : « Il passera de l’eau sous les ponts de l’Orne, de la Dives, de la Touques, de la Mayenne, de la Sarthe, de l’Huisne, de la Risle… Avant que la loi ne reconnaisse qu’Orne Métropole a du sens. Heureusement ».


René Hamel


(1) Péché véniel : il le fut certainement puisque les autorités judiciaires n’ont jamais enquêté. Consulter sur Mediapart : « du journalisme d’amitié à l’investigation du lanceur d’alertes ».



Mots-clés : , , , , , ,

Par Oreeat • Actualités • Samedi 04/03/2017 • 0 commentaires  • Lu 1236 fois • Version imprimable
Plus d'articles (98 articles sur 7 pages):

Actualités : cliquer sur les titres pour afficher l'article