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Une charte agricole de « bon voisinage » dans l’Orne

Une mascarade de plus dans le « trou du cul du monde » sous influence des lobbys politiques et agricoles.

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Une charte agricole de « bon voisinage » dans l’Orne

Une mascarade de plus dans le « trou du cul du monde » sous influence des lobbys politiques et agricoles.


Dans le plus parfait entre-soi, lobbys « bien dans la majorité départementale » et leurs vaillants valets dirigeants politiques de l’Orne ont pondu une Charte de bon voisinage régissant la subordination des habitants aux desiderata de l’Agriculture intensive. On y demande à l’agriculteur de balayer devant sa cour, et aux habitants de nos campagnes d’accepter les aléas de la vie campagnarde, mais pire encore.

Le Conseil Départemental, présidé par de Ballore, (ayant fait carrière en Maison Familiale Rurale), l’Association Famille Rurale (dont le même de Ballore fut un temps le représentant au sein de l’INDECOSA de l’Orne), la Chambre d’Agriculture de l’Orne (administrée par le syndicat FNSEA), et l’Association des Maires de l’Orne… tous et toutes sous le même bonnet ont rédigé une Charte de bonne conduite qui, si elle n’a pas de valeur contraignante envers les agriculteurs (3 500 exploitations) prétend limiter drastiquement le droit des propriétaires de maisons individuelles dans l’orne.

Comment ?...
Attendez la suite : avec les J.A. (de la FNSEA…), un quidam de Générations Futures… la fédération de pêche, la Coordination rurale, la fédération des Chasseurs de l’Orne… présidée par l’encore de Ballore, ils ont concocté une sorte de codicille : La « Charte d’engagement départementale des utilisateurs agricoles de produits phytopharmaceutiques » qui elle a valeur contraignante, surtout pour les habitants qu’ils soient à demeure ou occupants de résidences secondaires...

Cette charte adoubée par la préfecture annonce en page 2, qu’: « en vertu de l’Article D.253-46-1-3 du CRFM, le choix a été fait d’appliquer la charte d’engagements à la totalité de l’activité agricole du département… »

En page 3 du même document ils reconnaissent en le regrettant « la présence d’un nombre important de résidences secondaires… »

En page 6 du document il est écrit : « en cas de caractère irrégulier ou discontinu de l’occupation d’un bâtiment, les traitements peuvent être effectués sans application des distances de sécurité, dès lors que le bâtiment n’est pas occupé le jour du traitement et dans les deux jours suivant le traitement…
»

En fait, le Parisien ivre d’air pur, le locataire de gîtes, le campeur rural, tous pourront lors de leur séjour retour dans l’Orne goûter goulûment aux délices des H300, 310, 330, 331, 334, 340, 350, H350I, H360F, H360D…etc. et nombre de perturbateurs endocriniens…

Quant aux résidents ornais, pour se protéger des épandages toxiques, plus de vacances, plus de week-end en dehors du domicile sinon gare… Et ce n’est pas l’ANSES le gendarme qui sévira et contrôlera les résultats d’une étude faite… qui seront disponibles dans deux ans. Résidents en campagne Ornaise, prenez votre mal en patience…

Plus sérieusement, on est très loin du chant du coq qui réveille, des odeurs d’étable et des meuglements de la vache à qui on a retiré son veau et des quelques jours où dame Nature s’est parfumée au lisier. Nous osons espérer que le service juridique de l’Orne a bien pesé l’onction préfectorale qui consacre une rupture d’égalité dans la jouissance d’un bien.

Que dirait Madame la Préfète si on utilisait la cour d’honneur de son château pour y déverser nos déchets ?… Accepterait-elle que nous allions vider nos fosses d’aisance dans son agréable parc ?...


René Hamel de l’Oreeat



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