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LETTRE AUX PROPRIETAIRES DE HARAS DU PAPAO

Projet GDE-TRAFIGURA à Nonant-le-Pin

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Madame, Monsieur,Le développement harmonieux de notre territoire s’inclut dans un triptyque

 

CHEVAL, TOURISME, ELEVAGE (équin, bovin, ovin).

 

Le choix ayant été défini, et promu unanimement par nos Elus, l’octroi au PAPAO du pôle d’excellence Rurale est une excellente chose, les aides permettant de dynamiser ces filières.

 

C’est contre la volonté de tous que s’inscrit le projet de Nonant-le-Pin.

 

Ce projet évoluait de façon ultra confidentielle, il a fallu que nous communiquions à la Presse, pour que vous puissiez être informés.

 

Vous êtes propriétaire ou gérant d’un élevage équin, à forte valeur ajoutée, dans un patrimoine bâti et environnemental de choix. Vous avez reçu pour certains, des courriers émanant de l’OREEAT. Nous avons déjà consulté quelques propriétaires de haras, pour bien mesurer les impacts d’un tel dossier. Nous avons proposé au porteur du projet et à Mme le Maire de Nonant un débat contradictoire pour exprimer les divers points de vues.

Nous sommes un collectif d’Elus, de Techniciens, d’Associatifs (voir notre site http://oreeat.viabloga.com). Certains sont techniciens dans les domaines de l’eau, de l’air et des déchets. Le projet dévoilé par nos soins, il est à penser que, porteurs du projet et municipalité, se répandront en aménités sur notre compte, à chacun sa méthode… Certains riverains (bande des 200 mètres) auront été alléchés par des propositions financières qui ne couvriront jamais l’impact sur le foncier lié à de telles proximités, ni les contraintes (limitation de l’usage, durée de l’engagement plus de cinquante ans).

 

Par courrier , nous avons déjà alerté Mrs les Ministres de l’Agriculture et de la Pêche, de la Culture et de la communication, le cabinet de M. le Premier Ministre, les Sénateurs de l’Orne, les Députés, Les Conseillers Régionaux, les Conseillers Généraux, les Elus du PAPAO et des communes riveraines, afin d’évoquer ce projet de Centre d’Enfouissement de Refus de Broyage Automobile (RBA) et de Déchets Industriels Banals (DIB) et paraît il de déchets ménagers, sur la commune de Nonant le Pin, en limite du bourg, au lieu dit le Plessis dans un ancien haras, qui dispose de gîtes ruraux, à moins de 200 mètres des premières habitations. (voir http://oreeat.viabloga.com)

Cette société Dauphin n’a pas de chance, nous connaissons son histoire, ses prouesses, ses passifs. Quelques hommes nouveaux ne pourront lui conférer une nouvelle virginité…

Il est fort possible que dans des temps proches, certaines nouvelles informations jettent une ombre sur les pratiques de cette entreprise, en France même.

Nous le réaffirmons, les impacts sur le milieu seront majeurs : l’altération de la valeur de ce foncier de qualité tout autour du projet,

- l’atteinte grave à l’image de pôle d’excellence rurale, pour lequel tous les élus de l’Orne se sont mobilisés,

- les contraintes liées au transport de matériaux qui viendront pour certains de très loin (Co, dioxyde de soufre)

- les poussières générées par le trafic et l’exploitation auront un impact non négligeable sur la qualité de l’air,

- les risques majeurs d’incendie, les DRIRE d’autres départements alertées par des projets similaires ont toutes réagi de façon négative.

- La Société Dauphin collecte aussi d’autres déchets, de tous types, elle n’a aucune expérience dans le traitement de ces déchets, un cabinet ami ayant travaillé sur un audit de leur décharge près de BUDAPEST peut en témoigner…

- Comme vous le verrez sur les clichés de notre site, la proximité immédiate de la ligne Paris-Granville laisse augurer de perturbations graves en cas d’incendie.

- En limite amont de ce site, un couple a acquis l’ancien golf pour créer quatre gîtes de standing et 14 stalles d’écuries pour héberger des équidés venant de Grande Bretagne et de Belgique, sur un foncier à forte valeur écologique.

- Des habitations au nord-ouest du site subiront des nuisances sonores importantes, avec des odeurs, liées à la nature même des déchets enfouis.

- Le prétexte de création d’emploi (25 annoncées) est largement en delà des ratios pour une telle exploitation, soit cette évaluation est destinée à séduire le Conseil municipal, soit une activité connexe « qui-ne-doit-pas-être-connue-à-cette-heure » s’implantera une fois l’autorisation accordée : un broyeur de 4000, voire 6000 kW par exemple !

- Enfin, toujours en cas d’incendie, difficilement extinguible sur ce type de matériau, la pollution générée par les fumées toxiques altérera de façon conséquente la qualité, de l’air pour les Nonantais, et celle des herbages, élément clé d’avitaillement de cet élevage à forte valeur ajoutée que vous avez eu à cœur de préserver, vous aurez à cœur de le défendre.

- Le tourisme aura à souffrir de cette proximité, on visite rarement les décharges.

- Le label d’excellence rurale sera remis en cause par une telle installation, les fonds européens tenant compte de la valeur patrimoniale et écologique du destinataire des aides, gageons que le projet ne serait pas un élément valorisant selon les critères de dévolution des subventions. Nous saisirons pour avis, la Direction de l’Agriculture de la CEE et son service chargé de l’attribution des aides (FEDER en particulier).

- L’élevage (bovin et ovin), l’autre fleuron de cette région, aura aussi à subir les impacts de cette activité.

 

En fait, le seul patrimoine valorisé financièrement sera celui du Haras du Plessis, hôte de ce projet.

 

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de notre profond respect.

 

L’animateur d’OREEAT, rudologue
René HAMEL


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