S'identifier - Contact

La meilleure défense...



Archive : tous les articles


Les déchets d'Abidjan arrivent au Havre

• 5 commentaires  • Lu 3679 fois • Version imprimable


Le "MN Toucan", roulier de la Compagnie Maritime Morbilhannaise, est arrivé le mardi 07 novembre au Havre, chargé de 3000 tonnes de déchets toxiques collectés par la société TREDI (filiale du groupe Séché) en Cote d'Ivoire à Abidjan 142 containers et 38 citernes vont être stockés sur un site de la Sogestran une société spécialisée dans le transport et la manutention des produits pétroliers.

Ces déchets seront transférés par route et traités dans une filiale dédiée de Trédi en Isère à Salaise sur Sanne. Hasard, curieux hasard, c'est aussi à Salaise sur Sanne que Guy Dauphin Environnement possède un site industriel, la direction de GDE filiale de la holding TRAFIGURA pourra vérifier la bonne prise en charge de ces déchets...

Nous modérerons l'emportement du PDG de TREDI,  Joel SECHE. Il déclare avec emphase " participer à la première intervention humanitaire écologiste d'ampleur dans le Monde" .Oui, le traitement en France est un acte positif, mais invoquer l'humanitaire, c'est oublier le coût final de la dépollution,  nous craignons  que la démarche de la Société SECHE  ne soit totalement bénévole et désintérêssée.

Qui prendra en charge des coûts connexes de la dépollution et de l'élimination de ces déchets ? l'Etat Français où la Société Trafigura impliquée dans cette pollution mortifère. Les responsables sont identifiés, même s'ils se déclarent non coupables, commettre un acte répréhensible, puis payer "le chiffon pour effacer l'ardoise", c'est l'habitude de la maison Trafigura et de son dirigeant Claude DAUPHIN... 

Au total il faudra 4 rotations de navires pour transporter ces 6 000 tonnes de toxiques collectés à Abidjan. C'est pour cette affaire qu'est emprisonné depuis le 16 septembre à la Maca d'Abidjan Claude DAUPHIN, dirigeant de TRAFIGURA.

Qui voudra évaluer le cout écologique, et le bilan carbone de ces transports?.. 600 allers retours soit près de 100.000 kms...


Mots-clés : , , , ,

Commentaires

par jipece le Mercredi 21/03/2007 à 16:59

  Nous modérerons l'emportement du PDG de TREDI,  Joel SECHE. Il déclare avec emphase " participer à la première intervention humanitaire écologiste d'ampleur dans le Monde" .Oui, le traitement en France est un acte positif, mais invoquer l'humanitaire, c'est oublier le coût final de la dépollution,  nous craignons  que la démarche de la Société SECHE  ne soit pas totalement bénévole et désintérêssée.


Re: par Anonyme le Mardi 22/05/2007 à 23:28

Communiqué le 21/03/2007

Regroupés en Côte d’Ivoire à partir du mois de septembre 2006, rapatriés en Europe dans le port du Havre à partir de novembre, les déchets déversés à Abidjan et autour, au bord des routes, dans les caniveaux, les terrains vagues, et les décharges urbaines, sont en attente dans la zone portuaire du Havre, dans l’enceinte d’une installation classée et surveillée.

Avant l’arrivée au Havre du premier transport maritime des déchets d’hydrocarbures, l’association Robin des Bois, les associations riveraines de l’incinérateur de déchets industriels de Salaise (38) où les déchets du Probo Koala devraient être incinérés et le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable sont convenus d’une démarche concertée et approfondie tendant à renouveler les modalités de contrôle et d’information du site industriel concerné et à lancer une étude sur les impacts de l’ensemble de la zone industrielle de la plaine roussillonnaise (Péage de Roussillon, Salaise-sur-Sanne).

Grâce à la convergence de ces efforts et à la participation des services de l’Etat, préfecture du Rhône et DRIRE, tous ces engagements sont tenus et la première réunion de la Commission Locale d’Information de la zone industrielle comprenant Rhodia et Guy Dauphin Environnement a lieu aujourd’hui. 

Malheureusement, les associations locales poussées par des personnalités en quête de mandat présidentiel ou législatif saisissent tous les motifs techniques pour retarder indéfiniment le traitement de déchets arrivés en France il y a 5 mois. Ils sont en ce sens aidés par l’industriel dont les effluents ont dépassé les normes en dioxines. Robin des Bois le déplore et souhaite que l’exploitant se donne les moyens de ne pas dépasser la norme de 0,1 milliardième par m3 dans les effluents atmosphériques sur tous ses fours et en toutes circonstances. Cependant, ce dépassement ponctuel ayant été constaté pendant un régime transitoire sur l’unité n°1 alors que les déchets de Côte d’Ivoire doivent être incinérés sur l’unité n°2, Robin des Bois maintient que l’unité 2 est adaptée pour traiter ces déchets et que le traitement ne doit pas être retardé davantage. Les menaces de manifestation à l’arrivée des premiers convois en provenance du Havre ont cependant conduit aujourd’hui à différer l’acheminement ferroviaire des déchets vers Salaise.

Si les riverains et leurs mentors ne souhaitent pas que ces déchets d’hydrocarbures soient traités dans un incinérateur dédié, s’ils veulent que ces déchets repartent en Côte d’Ivoire dans un geste de contre-solidarité internationale, qu’ils le disent clairement  ou bien qu’ils fassent des propositions alternatives, concrètes et réglementaires. Il n’est pas envisageable que les déchets s’éternisent au Havre.


Les déchets du Probo Koala vont être traités en Isère par Anonyme le Samedi 26/05/2007 à 16:05

Les déchets du Probo Koala vont être traités en Isère

Envoyer à un ami | Imprimer cet article

Après avoir fait 10 morts et des milliers d’intoxiqués en Côte d’Ivoire, les déchets toxiques déversés à Abidjan l’été dernier sont amenés en France pour être traiter dans un centre spécialisé, en Isère.
Mais sur place, les associations demandent des garanties car cette affaire de déchets reste trouble.

Le premier navire transportant les déchets toxiques qui ont provoqué la mort de dix personnes fin août à Abidjan, en Côte d’Ivoire, en intoxiquant près de 50 000 autres, est au Havre depuis mardi matin.
Les déchets sont conditionnés dans 142 conteneurs et 38 citernes fermés qui seront stockés provisoirement au Havre par la société Sogestran spécialisée dans la manutention de produits pétroliers et chimiques.

Ils devraient être ensuite acheminés à Salaise-sur-Sanne (Isère) afin d’être incinérées dans dans les installations de la société Trédi, une filiale du groupe Séché.
Son Pdg, Joël Séché, a assuré qu’une chaîne de traçabilité « continue » avait été mise en place, de la dépollution en Côte d’Ivoire jusqu’à l’incinération en France. L’homme d’affaire n’a pas hésité à déclarer : « Il s’agit de la première intervention humanitaire écologiste d’ampleur dans le monde ». Pour le ministre de l’Environnement, l’opération se veut « un acte de solidarité avec les ivoriens qui ont connu des moments douloureux et des victimes. »

A Salaise-sur-Sanne, les habitants veulent des garanties
L’association Vivre Ici, vallée du Rhône Environnement s’insurge également contre le fait que le continent africain soit une fois encore utilisé comme poubelle, tout comme le syndicat Cgt de Tredi. Toutefois, elle estime difficilement crédibles les proclamations écologico- humanitaires du Pdg de Tredi, et les assurances de transparence du ministre.
Ainsi, selon cette association, membre de la commission locale d’information (Cli), les résultats de émissions de dioxines en sortie de cheminée de l’incinérateur de Salaise-sur-Sanne n’ont pas été communiquées en réunion de Cli depuis 2004. Ni les rapports sur les contrôles d’étanchéité des grandes fosses à déchets dont le béton attaquable par les acides peut être à la source d’une pollution de la nappe phréatique.
L’association s’interroge également depuis plusieurs années sur le bon fonctionnement de l’incinérateur et sur la capacité des pouvoirs publics à faire respecter les lois.

Pour sa part, le syndicat Cgt de Tredi Salaise rappelle dans un communiqué que l’entreprise est « capable de traiter ces polluants, c’est d’ailleurs son métier. Son personnel est qualifié pour le traitement de ce type de produits ».
Il précise : « Quand aux questions environnementales justement posées, le syndicat Cgt par le biais de ses représentants au sein du comité hygiène et sécurité, du comité d’entreprise, des délégués du personnel veillera comme il le fait depuis de nombreuses années au respect de la réglementation (arrêté préfectoral) et alertera qui de droit en cas de dérive. Nous demandons plus de transparence et plus de communication envers les populations environnantes en réunissant la Commission Locale d’Information et envers le personnel par le biais des instances représentatives. »

Trop de tromperies dans cette affaire
Un besoin de transparence qui contraste avec le côté glauque de cette catastrophe sanitaire et écologique. Au départ, il y a la société de courtage hélvético- néerlandaise, Trafigura Beheer BV, affréteur du Probo Koala, censé transporter du brut et de l’eau auditionné de soude en cas d’opération de vidange. Les lois internationales lui interdisent déjà de se débarrasser de sa soupe toxique hors de décharges appropriées. Et moins encore dans des quartiers habités, même s’il s’apparentent malheureusement à des décharges, comme ce fut le cas à Abidjan.
Toutes choses que n’ignorent pas les dirigeants de Trafigura Beheer BV qui se sont déclarés « choqués » lorsque les autorités ivoiriennes ont interpellé - tout en démissionnant quelques ministres locaux - deux de leurs principaux cadres.
Claude Dauphin, cofondateur de la société, et son responsable pour l’Afrique de l’Ouest Jean-Pierre Valentini sont français. Claude Dauphin est également l’actionnaire principal de Guy Dauphin Environnement « leader français du recyclage » de métaux ferreux et non ferreux. A noter que Guy Dauphin Environnement est également implanté à Salaise-sur-Sanne.
La multinationale de négoce clame son innocence en déclarant qu’elle avait bien spécifié à la société ivoirienne Tommy d’éliminer ces déchets « conformément aux loi du pays ».

Il y a bien eu transformation des produits
On sait un peu mieux aujourd’hui ce que contenait réellement les soutes du Probo Koala. Après avoir affirmé que le navire n’avait contenu que du pétrole brut, mélangé à de l’eau et de la soude caustique, des sloops, résultant du nettoyage des cuves Trafigura, Eric de Turckheim, son directeur financier, a reconnu qu’une opération (ou plusieurs) de transformation de naphte avait bien eu lieu à bord du Probo Koala, en pleine mer, quelques semaines avant le désastre.
Ce qui expliquerait notamment la présence de sulfure d’hydrogène qui a de forte probabilité d’être une des causes de l’empoisonnement massif.

Eric de Turckheim a fondé Trafigura en 1993 avec Claude Dauphin. Il a été formé à l’école de l’homme d’affaires américain Marc Rich fondateur de Glencore qui acheta et liquida société française Metaleurop SA, et sa filiale Metaleurop nord.
Pour mémoire on rappellera que Marc Rich, a été condamné 325 ans de prison puis gracié in extremis par Bill Clinton.
Il est connu comme l’inventeur du préfinancement des revenus pétroliers. Mécanisme par lequel les pays africains s’endettent sur leurs revenus futurs, souvent au bénéfice de quelques dirigeants.
En Afrique du Sud et au Congo notamment on lui reproche sa propension à multiplier les sociétés écrans pour dissimuler des fraudes et des rachats de réserves pétrolières à bas prix.

10/11/2006

< Jacqueline Roz-Maurette


GDE achète 63ha en douce par Jouannic le Lundi 30/06/2008 à 11:27

GDE vient d'acheter à prix d'or et en toute opacité 63ha de terres agicoles pour y enfouir ses déchets.
Aucun riverrain n'est au courant, n'a été consulté!
Après l'empoisonnement d'Abidjan, verrons-nous l'empoisonnement de Guémené-Penfao (magnifique commune boisée au bord du Don)?


Re: GDE achète 63ha en douce par Florence le Mercredi 23/07/2008 à 13:56

Achat "en toute opacité" ... Qui était au courant et n'aurait pas donner l'info ? J'aimerais en savoir plus sur cet achat et sur les chances du projet d'aboutir. 
Merci de m'éclairer.



Actualités : cliquer sur les titres pour afficher l'article