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« Les Cons, çà ose tout, c’est même à çà qu’on les reconnait » (Audiard)

Ou : Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne,

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« Les Cons, çà ose tout, c’est même à çà qu’on les reconnait »

(Audiard)

Ou
Il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne



Le séisme de l’élection sénatoriale de l’Orne du 1er juillet 2018 est suivi de nombreuses répliques.

Rappelons les faits : Sébastien Leroux largement élu en 2017 sur un consensus de la droite ornaise, vit son élection invalidée par le Conseil d’Etat. Ce poulain d’Alain Lambert (l’ex Président du Conseil Départemental) ne pouvant repartir, le Vieux (comme l’appellent ses intimes) n’écoutant que son courage et mû par une vindicte inextinguible décida contre vents et marées de reprendre le chemin de la meilleure cantine de la république, où il comptait bien y installer son rond de serviette.


Mais pour ce faire, il fallait être élu ; et pour être élu, il fallait être candidat aurait dit la Palice et c’est là que naquirent les premières turbulences.

Tout d’abord, le quarteron de séditieux habitués du coup d’Etat au Conseil départemental rameutèrent le ban et l’arrière ban de ce qui restait des républicains dans l’Orne : les installés députés, dont l’un a embrassé une carrière bien rémunérée, dès le berceau, biberonné par sa patronne la députée Bassot, l’autre versant dans l’expertise comptable, députée par défaut.

A cet attelage, il fallait un cacique, familier des coups bas, ce fut l’ancien sénateur de Mortagne, ancien député de la circonscription, ancien lobbyiste d’EDF et d’ENGIE, ancien instituteur, ancien assistant parlementaire de Francis Geng (l’ex député), ancien Président du SIRTOM (là où il fit ses rencontres les plus fécondes) … Cet amateur de cigares cubains (connu là-bas comme « El ciego de Mortagne »), plus amateur de voitures prêtées qu’achetées, et de cadeaux somptuaires offerts par le gestionnaire des déchets de Colonard-Corubert, Henri-Pierre ROUSSEL qui a gardé capital et intérêts dans le groupe SUEZ…


La bande des factieux prenant corps, il fallait récupérer le Jocrisse de la bande, celui à qui Lambert avait confié à tort les clés du camion Orne, le fat de Balorre.

Ce grand chasseur d’élans devant l’éternel saurait stopper net celui du « ravalant (1) » Lambert. (A propos de clés, il se dit dans le marigot Ornais qu’il aurait confisqué les clés de la voiture de fonction du Président qu’Alain Lambert utilisait encore récemment.).

Les troupes ourdissaient de part et d’autre, s’invectivaient, s’insultaient au fil des rencontres et des agapes plus ou moins secrètes. La mayonnaise séditieuse semblait prendre, il leur fallait un poulain Républicain à présenter, ce fut le pâle maire de Bellême.

L’affouchage (2) du quarteron sur le pied de guerre, c’est le moment que choisit un fidèle de toujours de Lambert, l’Alain Pelleray, pour franchir le Rubicon, flairant l’opportunité de protéger ses arrières, ses prébendes, les sociétés ou il est actionnaire toutes gavées d’argent public, bref, de pérenniser l’existant…

Dans cette affaire, Alain Pelleray méconnaît la loi encadrant son statut :

  • Soit il a réintégré la fonction territoriale alors il est astreint aux obligations de neutralité et de réserve exprimés dans la loi du 13 juillet 1983 portant sur les droits et les obligations des fonctionnaires, dans ce cas, il ne perçoit plus de retraite, et est astreint au devoir de réserve, l’ayant publiquement bafoué, il est passible de poursuites.
  • Soit il est en poste comme intérimaire, venant de son cabinet Fortia+ Consulting et bien qu’il n’y ait guère de contentieux dans ce cas précis, son absence de neutralité politique relève de la faute déontologique grave.

Lui qui depuis trente ans jurait fidélité au maître Alain Lambert, lui, La grenouille se voulant faire bœuf acquiert : domaines, tableaux, forêts et dentelles (au point d’Alençon) ; faisant son ordinaire de l’adage cher à Edgard Faure : « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent qui change ». Il abandonna Alain Lambert aux « abois », au milieu du gué, assuré de recevoir le prix de sa trahison, chez les putschistes.

Pourtant Alain Lambert lui avait tout donné : son honorabilité (en gavant ses sociétés de subsides publics, en tolérant les pas-de-côté de son secrétaire, les entorses aux règles des marchés publics et bien d’autres vilénies) que nous exprimerons devant les juges, le jour venu.

Faire créditer les entreprises de traitement de déchets de toute la famille, ne suffisait plus à Alain Pelleray. Il lui fallait aussi d’autres aides financières et des complaisances inouïes pour développer entres autres la société informatique du fiston, aujourd’hui florissante, et la société de traitement des déchets de la famille. Des exemptions de charges, des marchés d’équipement des collectivités et instances départementales sans mises en concurrence et bien d’autres prébendes…


Le décor posé, la farce pouvait se jouer.

La victoire tendait ses lauriers au transparent roitelet de Bellême, qui, malgré sa bonne volonté affichée, peinera toujours à souffrir la comparaison avec un Alain Lambert, dont on sait les défauts, mais dont il faut bien reconnaître les immenses talents. Je l’ai souvent brocardé, contraint de le blesser pour atteindre Pelleray, toujours caché derrière. Je n’en tire pas gloire, la fin justifiait-elle les moyens ?...

Il est touché le Lambert, mais toujours debout. Méfiez-vous, les Ravaillac au petit pied, le coup de dague l’a seulement effleuré. Il a le cuir épais, et le Phoenix n’est-il pas son oiseau de légende fétiche ? …


Ganelon ce Pelleray ? Un peu, mon neveu !

Il faut lire ses explications alambiquées dans la presse, pour tenter de justifier sa félonie… Cette presse hebdomadaire qui lui avait consacré la une de couverture et une pleine page intérieure pour son faux départ en retraite. Le journaliste lui rappelait alors qu’il n’avait pas que des amis, ce à quoi Pelleray, citait Audiard : « je ne parle pas aux cons, çà les instruit ». Il a raison, ses silences nous ont bougrement instruits… A nous de citer Audiard : « les Cons, çà ose tout, c’est à çà qu’on les reconnait », en parfaits cons que nous revendiquons être, nous osons…

Le bouclier Lambert remisé au panthéon des amitiés trahies, le toujours Isnogoud du département de l’Orne, mais aussi le véritable patron en sous-main, Alain Pelleray, est enfin à découvert : traquer ce gibier (qui dans un autre temps on aurait dit de potence) de la Roche-Vineuse, à Saint-Gervais-du-Perron, en passant par les inventaires du musée de la dentelle du Point d’Alençon, tout cela va nous occuper pendant quelque temps, il y a tant à faire…


« Le pied (3) » est fait, qui voudra participer au « lancer (4) », puis au « débuché (5) », pour « la curée (6) », nous sommes sereins, les épistoliers de tous poils et leurs patrons, tous ceux-là même que nous avions avertis et qui bien informés des faits reprochés aux uns et aux autres, les ont pieusement enterrés, ceux-ci et ceux-là seront-ils là, pour la curée ?...


René Hamel


NDLR : (1), (2), (3), (4), (5) et (6) c’est à dessein que nous utilisons ces termes de vénerie, pour complaire au Président du Conseil Départemental, Président de la société de chasse de l’Orne, bouton d’équipage, et fan des week-ends de chasse à l’élan en Biélorussie, temple de la Chasse et de la Démocratie.

 

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